Parité, la loi se renforce face aux inégalités

La moitié des conseillers régionaux va être renouvelée les 20 et 27 mars 2011. La parité homme-femme, déjà de rigueur pour les cantonales de 2008, s’étend.

En 2004, l’Observatoire de la parité dénombrait 89% de conseillers généraux hommes contre 11% de femmes. Il allait même jusqu’à affirmer que, sans loi spécifique, il faudrait 70 ans pour obtenir un équilibre homme-femme ! La loi du 31 janvier 2007 complétait les lois passées, qui ne concernaient que les élections régionales et municipales, en instaurant la parité aux cantonales. Elle établit l’obligation pour un conseiller général d’être suppléé par une personne du sexe opposé. Le suppléant ne pouvait automatiquement prendre la place du titulaire qu’en cas de décès de celui-ci. Pour toute autre raison, le remplaçant était désigné lors d’une nouvelle élection. Ainsi, Clara Dewaele est devenue, le 29 septembre 2009, la plus jeune conseillère générale de France. A 21 ans, elle a pris la place de son titulaire après son décès.

En 2011, la loi est élargie

En 2011, la loi sur la parité est renforcée. Chaque conseiller doit toujours avoir un suppléant du sexe opposé, mais ce sont les modalités de remplacement qui changent. Le décès du titulaire n’est plus la seule condition pour qu’un suppléant le remplace. La loi du 26 février 2008 permet désormais le remplacement automatique si le poste est vacant en raison d’une démission suite à un cumul de mandats.

La « paritémania« . C’est le terme utilisé par Lucile Schmid, élue au bureau d’Europe Ecologie – Les Verts, pour désigner la vague de lois sur la parité homme-femme qui se multiplient depuis 2000.

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Célia Caradec

Célia Caradec

Présidente de So Ouest 2010-2011

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