Rennes Métropole Handball

Saint-Germain-Blavozy fait chuter les rennaises

Après la D1 et la D2, le championnat de N1 reprenait aujourd’hui, en live sur So Ouest ! Le Rennes Métropole Handball recevait Saint-Germain-Blavozy (Haute-Loire) dans la salle Charles Géniaux de Rennes, à 18h45.

Le hand breton se porte bien depuis la reprise des différents championnats, à l’image de l’Arvor 29, qui après 3 journées est deuxième de la D1 de Ligue Féminine de Handball avec 3 victoires (et deux matchs de retard sur Metz), dont une amorce très compliquée à domicile face au Havre (24-23) et une large victoire hier sur Dijon (40-20). Pour son arrivée en D2 le Nantes LA a subi une défaite pour la première journée contre Noisy-le-Grand (27-31). Chez les garçons, Cesson a enregistré une victoire à domicile face à Tremblay (25-22) pour la première journée de LNH. C’est la première fois en trois ans que les Bretons remportent leur premier match. Mais ce week-end, le RMH n’aura pas surfé sur la vague de la victoire…

Revivre la rencontre

Samedi soir, à Charles Géniaux, c’était le coup d’envoi de la saison de N1 féminine. En attendant le lifting de Rapatel, le domaine des Lionnes, il fallait donc se rendre chez le voisin du CPB pour la réception de Saint-Germain-Blavozy. Est-ce parce que c’est le début de saison ? Est-ce parce qu’elles ne jouaient pas dans leur jardin ? Est-ce un public bien trop silencieux qui les a perturbé ? Quoi qu’il en soit, les faits sont là : le RMH n’a pas été simplement bousculé. Il n’a pu que constater un écart de 5 buts après les 60 minutes de jeu.

Entrée en matière compliquée

La partie démarre sur des bases très compliquées : jeu approximatif, contacts francs parfois limites, un manque de repères évident, bref : le rodage de début de saison. Et ce n’est pas le tableau d’affichage qui nous contredit, avec un triste 0-0 après 3 minutes de jeu. Les visiteuses, promues de Nationale 2, se décident alors à prendre les devants, montrant qu’elles ne sont pas venues faire de la figuration. Menées 0-2 les Lionnes n’ouvrent leur compteur qu’après 6 minutes de jeu seulement. Cependant, les bleues ont le temps de voir venir et il faut de très bonnes Anaïs Gouy sur l’aile gauche et Laure Guillet dans les cages pour permettre aux rennaises de revenir à 4-4. La partie s’équilibre, les deux équipes se rendent les coups et se font quelques offrandes au passage : passe ratées, marchés, mauvaises relances rythment le match jusqu’à la 20e minute. Le RMH monte alors d’un cran son jeu. Plus appliquées et donc plus incisives en attaque, les filles d’Olivier Mantes creusent l’écart pour mener 14-10 à la pause.

A la mi-temps, pas de buvette et une équipe de Saint Germain qui tarde à revenir sur le terrain… Nous les croyons, pendant un moment, perdues dans les couloirs, mais elles reparaissent finalement sur le terrain. Plus sérieusement, nous mettrions bien une pièce sur l’expérience et la différence de physique en faveur du Rennes Métropole. La deuxième mi-temps démarrant de la même façon que la première, il n’y a pas vraiment de quoi être inquiet (15-12). Pourtant, malgré les trois nouvelles minutes de vide, sans une unité à ajouter, les pertes de balles ont la faculté de donner un certains rythme à la rencontre. Une chose assez paradoxale pour un match de hand.

Delphine Allegre… et les autres

Si les deux coachs changent leur gardienne respective à la mi-temps, l’un d’eux voit son équipe en subir les conséquences. Cet homme c’est bien Olivier Mantes. Évidemment Marie Traineau, nouvelle gardienne en provenance de Poitiers cette saison, n’est pas la seule responsable de la phase critique qui coûte un 4-0 au RMH et la contraint à regagner le banc précipitamment. Non, car si Olivier Mantes avait trouvé l’alchimie l’année dernière entre Laure Guillet et Aurélie Berger (cette même alchimie qui avait permis de battre le Nantes LA chez lui !), Marie pouvait dire merci à sa défense… ou plutôt son attaque, amorphe et quelque peu désordonnée. Il n’en faut pas plus à Delphine Allegre, demie en attaque, poste avancé en défense et capitaine de cette équipe de Saint-Germain pour planter deux contres et un 7 mètre, et ainsi redonner des couleurs à son équipe. Des couleurs et de la confiance ! Car à 15-16, le match n’est plus le même.

La nervosité gagnant le camps rennais, les tirs manque de conviction et une gardienne* en pleine confiance a raison du RMH. Allegre, encore elle, tente alors un tir au culot en appui devant Audrey le Merrer (1m68 contre 1m85) qui surprend tout le monde, tape sous la barre et rebondit sur la ligne. A ce moment, avec une réussite telle, les rennaises peuvent encore revenir au score. On se le dit mais pas longtemps, puisqu’une exclusion temporaire de Mélina Rolland vient s’ajouter aux peines des Lionnes. 22-26, Allegre intercepte, part en contre mais son tir vient s’écraser sur la barre pour être cette fois récupéré par ses coéquipières. Il reste 1 minute 40 et Saint Germain prend le temps mort : la messe est dite. Les dernières actions sont anecdotiques. Le score final se porte à 23-28.

Ce match de reprise était engagé et malgré un nombre important d’erreurs bêtes s’est révélé assez plaisant. Saint-Germain-Blavozy repart avec un résultat presque inespéré (à en voir les effusions de joie au coup de sifflet final) et la conviction de pouvoir jouer les troubles-fêtes cette saison. Delphine Allegre est la joueuse du match grâce à sa deuxième mi-temps, quant aux rennaises, elles devront revoir leur entame de mi-temps pour la suite de la saison. Un retour à Rapatel sera t-il bénéfique ? Réponse le 8 octobre prochain, sur So Ouest bien sûr !

*Erratum : J’ai nommé Cassandra Bonnet dans les buts au lieu de Marion Julien. Je m’en excuse.

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