The Dictator : bienvenue en démocratie !

Aujourd’hui, un personnage peu commun s’installe dans vos salles obscures. Bienvenue à l’Amiral Général Aladeen, dictateur de la République du Wadiya. Attention, rires impératifs sous peine de sanction !

On hésite entre le documentaire et la fiction, jusqu’à ce que le film démarre réellement au bout de quinze minutes, lorsque l’Amiral Général Aladeen doit se rendre aux États-Unis. En effet, les pays occidentaux s’intéressent de plus en plus à Wadiya, pays d’Afrique de Nord, et à sa dictature. Aladeen n’est pas du tout ouvert à l’idée d’une démocratie et encore moins à l’ouverture de ses installations d’armes secrètes à un inspecteur du Conseil de Sécurité. Mais il se rend tout de même à New-York pour répondre aux questions de l’ONU, lorsque l’un de ses sosies est tué dans un attentat.

 

Un enfant au pouvoir

C’est depuis l’âge de six ans qu’Aladeen a accédé au pouvoir après la mort de son père. Le dictateur, orgueilleux et imbu de sa personne, tire principalement ses ressources du pétrole et fait éliminer tout ceux qui se permettent de le contredire. Sur place Aladeen se fera enlever et sera remplacé par un sosie qui promettra la mise en place d’une démocratie devant l’ONU. Alors que l’Amiral voit tout ce en quoi il croit s’effondrer, il se retrouve mêlé à la population américaine. Entre le racisme, le sexisme et la pédophilie, le dictateur ne cesse d’accumuler les bourdes en société. Il rencontrera une manifestante altermondialiste, qui tentera de lui apprendre des valeurs comme la liberté d’expression, la démocratie, le féminisme. Le dictateur changera t-il de décision ? En tout cas, son premier emploi, épicier dans une boutique d’alimentation bio semble le mettre sur la bonne voie.

 

Un hommage à Chaplin

Après Ali G, Borat et Bruno, Larry Charles réussi une fois de plus à nous faire rire avec tout et rien.

D’après le scénario c’est assez simple ; un dictateur se retrouvant parmi la population américaine sans connaître le moindre code ou comportement implicite en société ne cesse d’accumuler les bourdes. Sacha Baron Cohen interprète son rôle à la perfection. Sa carrière a grandi avec des rôles des plus radicaux, en jouant des personnages improbables. Bien réalisé et avec un humour bien pesé, le film est une réelle réussite. Un bel hommage rendu à Charlie Chaplin, qui jadis avait interprété le rôle d’un dictateur remplacé par un sosie tentant de reprendre le pouvoir. Alors si vous avez besoin de décompresser, c’est votre film ! Éclats de rire garantis.

 

The Dictator, de Larry Charles, avec Sacha Baron Cohen, Anna Faris, Ben Kingsley…

Durée : 1h 23. Sortie le 20 juin 2012.

 

Merci à nos partenaires du cinéma Les Baladins qui nous ont permis d’assister à la projection.
Les Baladins, 34 Avenue Gén de Gaulle – 22300 Lannion 02 96 37 26 10

Sarah Duval

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