Le plan des Vieilles Charrues à la loupe

Consultez et téléchargez le plan détaillé du festival. Découvrez – sur le papier – les nouveautés 2012 dans une enceinte agrandie et décorée aux couleurs des super héros. Levez le voile – non sans ironie – sur certains espaces méconnus pour un festivalier lambda.

Ne le cachons pas, ce plan est un peu moins lisible que celui de l’an passé. Raison de plus pour s’y pencher en y lisant nos annotations.

Plan public

Le plan « public » ne prend pas en compte les coulisses, mais seulement les lieux accessibles au public qui a payé sa place.

Comme annoncé, la scène des Jeunes Charrues déménage pour s’installer proche de l’entrée dans la zone des Marronniers. Un peu cachée dans la vallon près de la scène Xavier Grall l’an dernier, elle sera beaucoup plus visible cette année. Son emplacement correspond à celui des stands des partenaires SFR (photo) et Kronenbourg (photo) lors des précédentes éditions.

Les Jeunes Charrues font bande à part

Le défi est de taille pour les jeunes talents : retenir les festivaliers dans ce lieu de passage naguère dénué de charme. Ils ne profiteront plus du temps de battement scène Xavier Grall pour capter leur public.

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Les Jeunes Charrues déménagent leurs concerts près de l’entrée principale cette année. Crédits Vieilles Charrues

La Vallon en souffrira peut-être en terme d’animation, puisque rien ne viendra combler les trous entre chaque concert. Cette nouvelle disposition est un test pour les organisateurs.

Les concerts des Jeunes Charrues sont programmées entre 16 heures et 22 heures, sauf le dimanche où seuls trois groupes se succèderont jusqu’à 19 heures, avant la remise du prix de la révélation live de l’année.

Si certains groupes profiteront d’un créneau dégagé, comme Scarletins (de Saint-Brieuc) dont le seul « opposant » à la même heure sera Rover, d’autres joueront face à une rude concurrence. Les Malouins de Maracu’jah ne sont pas vernis. Le groupe débutera son set de 45 minutes en plein concert de Selah Sue (Glenmor), Sallie Ford (Grall) et Bobby and Sue (Gwernig).

Présentation de ces espoirs de la musique à ne surtout pas ignorer sur ce site dédié (présentation et extraits vidéos).

Toujours à l’entrée, il y a du changement chez les partenaires. L’espace Jeunes Charrues Leclerc (et ses bouchons d’oreilles forts utiles) suit la scène susmentionnée. SFR se retrouve dans l’ilot central, à côté des t-shirt, chapeaux, lunettes et parapluies (qui a dit trop chers ?) de la boutique officielle. Le Chêne Rouge, point de repère traditionnel et distributeur d’eau potable bouge de quelques centaines de mètres.

Quant au barnum Kronenbourg, hop, direction le Vallon. Un Vallon dont les deux seuls accès du public risquent encore d’offrir de sacrés embouteillages à l’heure de pointe. Pensons aux prestations d’Orelsan, de C2C, 1995 ou M83 cette année et souvenons-nous des mésaventures pour voir Stromae l’an dernier.

Troisième scène de la tournée de Johnny, voici la nouvelle Glenmor en provenance du festival Aluna dans l'Ardèche. Crédits Le Dauphiné

Troisième scène de la tournée de Johnny, voici la nouvelle Glenmor en provenance du festival Aluna dans l’Ardèche. Crédits Le Dauphiné

L’entrée du Verger avance de 100 mètres afin de laisser un grand espace de repos (et de sanitaires sauvages ?) nommé le poumon. Deux passages mèneront dans le jardin des arts de la rue. Espérons que la perte de visibilité de ces grandes portes ne lui fera pas perdre de visiteurs.

Côté Garenne pas de changement. L’incongru bar à champagne demeure entouré par le bar à vins et le stand kebabs. Le web café Ubuntu garde sa pointe occidentale près du chapiteau Gwernig et des longues tables à manger qui nous rappellent le cochon grillé de village.

Glenmor géante

Dans la Prairie, rien ne bouge dans l’occupation spatiale. Mauvaise surprise pour la nouvelle scène Glenmor : selon Ouest-France, l’avancée disparaît (contrairement au plan). Édit. Une photo publiée sur le Facebook du festival laisse entrevoir la fameuse avancée. Les photographes ainsi que les spectateurs devraient donc de nouveau se régaler.

La scène sera désormais plus haute de plusieurs mètres. Le Dauphiné Libéré avait consacré un article à cette structure géante lors de son installation récente dans l’Ardèche. Découvrez ici et ici deux photos de cette scène ne pleine activité.

Bizarrement les issues de secours ne figurent pas sur ce premier plan. De bon augure ?

Dernier point à l’attention des nouveaux, les dessins des stands ne sont pas à l’échelle. Rassurez-vous, malgré la foule, on n’est pas aussi serrés dans la prairie que le plan ne le laisse imaginer.

Plan VIP

Espaces obscurs pour le profane festivalier qui ne figure pas sur les listes du mystérieux accueil « accréditation », les lieux qui figurent ajoutés dans ce deuxième plan (en vert) bruissent d’histoires trop fantasmées pour être vraies. Ainsi, entre Glenmor et Grall existent non pas la brousse mais trois espaces distincts aux frontières bien délimitées et aux douanes en activité.

Le « village partenaires » est le plus secret. Du business, mais pas de boutiques. Ici la haute société des Charrues négocie entre petits fours et champagne. Les mécènes transforment leurs dons en capital symbolique et social. Le lobby breton déplace son siège en plein festival. L’avenir de ce dernier en dépend en partie.

Tout ça sous des tentes. Oui, les VIP trouvent ça plus hype que le froid espace Glenmor, situé en retrait sur les hauteurs. Du moins tant qu’il ne pleut pas. Un peu d’herbe sous les pieds c’est suffisamment roots, point trop n’en faut.

Conférence de presse d'Indochine aux Vieilles Charrues 2010

Conférence de presse du groupe Indochine lors des Vieilles Charrues 2010. Crédits Report Ouest

Les journalistes se reposent dans un espace presse des plus confortables. Aussi appelé « village média », le lieu possède son propre bar, pas mal de canapés, des décorations spéciales et une mini-scène (photo) qui sert aux conférences de presse (pendant lesquelles se greffent pas mal de VIP). Ah oui, certains y travaillent (« et jusqu’à tard » me dit-on), du coup on y trouve des macs à foison.

Certains médias possèdent leur propre Algeco presse. C’est le cas du Télégramme, de Ouest-France, de Tébéo ou encore de la radio RMN. A Report Ouest on est des hippies, on trouvait ça surfait donc on préfère bosser sous le tipi commun.

Le dernier espace est une sorte de place des fêtes appelée dans un barbarisme « Backstage VIP village invités » sur ce plan. Quelque soit votre rang dans l’échelle des privilèges (c’est à dire VIP, backstage, artistes, organisateur, journaliste ou invité) c’est ici que vous pouvez suivre sur écran géant ce que vit un festivalier normalement constitué dans la prairie à 200 m de là.

Les bars servent du champagne et de la bière alcoolisée. Les émissions de France Inter, France Bleu Breizh Izel ou encore du Mouv’ sur le festival sont produites en public (restreint) ici et en direct ici. Les invités peuvent donc écouter de visu l’artiste qu’ils ont vu sur grand écran raconter son concert.  Absurde dites-vous ? Mais véridique.

Il y a tout de même ceux qui se déplacent dans la foule. L’accès aux concerts se fait en théorie derrière la tribune Glenmor. En pratique toutes les issues de secours peuvent s’entrouvrir pour laisser passer les accrédités, ce qui permet un gain de temps non négligeable. Ou quand Grall et Glenmor n’ont jamais été aussi proches. N’essayez pas sans bracelet, un agent de sécurité forcément baraqué veille au grain.

Les esprits moqueurs se plairont à raconter que lorsqu’il pleut, ce sont les accès backstage qui en souffrent le plus.

Ce guide ne serait pas complet sans mentionner les milliers de bénévoles qui circulent tout autour de Kerampuilh pour servir dans les stands, s’occuper des artistes, des automobilistes, des campeurs, des magasins de fournitures, etc. Leur lieu de ralliement se trouve à l’entrée principale. Ils y trouvent un bon café et la presse du jour à consulter.

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Sylvain Ernault
Auteur et administrateur de So Ouest devenu Report Ouest de la création du magazine en ligne en 2010 à mon départ de l'IUT de Lannion en 2012. Des bureaux de vote aux tribunes du Roudourou, du studio de TTU à la prairie de Kerampuilh. Actuellement journaliste et cofondateur du webzine « La Déviation ».
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