Les choses vont vite pour le groupe Revolver. Il y a 2 ans, ils jouaient sur la scène de Not Ze Francos à La Rochelle. Samedi, ils ont ouvert l’avant-dernière soirée des Francofolies sur la grande scène. Lire par ailleurs notre interview décalée du groupe quelques heures avant le concert.
« On avait vu Phoenix, il y a deux ans, en tant que spectateurs sur la grande scène, c’était génial. On a hâte d’y être en tant qu’artistes ! On est hyper contents de notre progression », avouait Ambroise Willaume, guitariste-chanteur, avant le concert. Ce soir, le groupe a chauffé les 10 000 spectateurs de Saint Jean d’Acre. Seul point noir du concert, le créneau de passage trop serré. « 50 minutes, c’est un bon condensé. Mais ce qui est dommage, c’est qu’il faut virer des chansons, certains flottements habituels et des moments qui sont trop cool… Ça fait un peu bizarre. Mais on n’a pas le temps de le voir passer. Il n’y a pas une minute à perdre », poursuivait Ambroise.
Un virage musical pris grâce à Pino Palladino
Parce qu’en deux ans, le groupe parisien n’a pas perdu de temps. Ils ont évolué musicalement grâce à l’impulsion de différents artistes comme Pino Palladino, bassiste de Simon & Garfunkel, ou des Who. « C’est un des musiciens les plus extraordinaires avec qui on a joué. On découvrait la basse, et on n’a pas commencé avec le plus mauvais », se réjouit Ambroise. Avant que Jérémie Arcache n’ajoute : « On avait un peu peur d’être mal à l’aise. Mais il était tellement ouvert, c’était incroyable. Il a donné la direction artistique de la chanson When you’re away, en passant du côté pop sixties à un autre, presque africain. »
Le groupe qui se trouve en pleine tournée marathon (15 dates en un mois, encore 8 jusqu’au 3 août), ne boude pas le plaisir des scènes. « On en fait un maximum possible, certifie Christophe. Je trouve qu’aujourd’hui les concerts, c’est ce qui a de plus important, encore plus qu’il y a dix ans. Les gens écoutent rarement une chanson jusqu’à la fin, alors, pour un album, c’est encore plus rare. »
Les concerts, de quoi progresser pour les Revolver
Pour eux, c’est aussi un moyen d’évoluer. « Lorsque le premier album est sorti, on avait vraiment envie de progresser, enchaîne Ambroise. Du coup avec notre tourneur, on avait vu pour faire un maximum de concerts. Ils ont compris le truc et nous ont fait tourner partout pendant deux ans. » Les progrès sont là, mais l’état d’esprit n’a pas changé. « Ça nous a fait beaucoup progressé. Et aujourd’hui, c’est quelque chose qu’on continue d’avoir envie de faire. »

Pour l’avenir, ils ont déjà des projets fixés. « On travaille sur un disque surprise, je ne peux pas trop en parler, nous dit Ambroise, sans plus de précisions. On bosse dessus dès qu’on a une minute. Le mois de juillet est bien rempli, mais quand on le peut, on enregistre en studio. » Mais ce n’est pas tout. Christophe : « En novembre, « Comme des frères » d’Hugo Gélin – un jeune réalisateur -, un film dont on a fait la BO, va sortir. On est impatients comme on a enregistré ça il y a quelques mois. Il est venu nous chercher pour Parallel Lives parce qu’il trouvait bien la chanson avec le film, et il nous a demandé de faire le reste. »
Au cœur d’une tournée marathon, ils « s’habituent à la fatigue »
Le programme est chargé, mais ils gardent la pêche pour les concerts. « On s’habitue à la fatigue », concède, tout sourire, Ambroise. Pour les Francofolies, pas de doute, ces trois jeunes de moins de trente ans ont conquis la cité rochelaise avec leurs tubes Let’s get together et Wind Song, sortis cette année. Seul un bémol est à souligner. Le strip-tease, promis dans nos colonnes deux heures avant le concert à l’occasion du vingt septième anniversaire de Christophe, n’a pas eu lieu. Au grand dam des jeunes filles du premier rang.

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