Holy Motors, un film sans codes

Holy Motors est un ovni dans l’histoire du cinéma, libre de toute structure, de toute contrainte. Du mélodrame conventionné à l’absurde le plus total, rien ne gêne la beauté et la cohérence de ce film d’un nouveau genre. Présentation.

Le nom de Leos Carax résonnait creux à mes oreilles. Un réalisateur presque oublié, dont le dernier film remontait à plus d’une décennie. Mais qui est-il donc pour provoquer l’enthousiasme de toute la critique française ? Au festival de Cannes, Holy Motors semblait avoir surpassé tous les chefs-d’œuvre existants et pouvoir gagner tous les prix, surtout la palme d’or. Denis Lavant était encensé pour sa performance qui « tient du prodige » (Le Monde). Mais finalement non. Il n’a pas plu à Nanni Moretti… pas assez social ou engagé, sûrement. (Palme d’Or, Amour de Haneke, sort le mois prochain).

Holy Motors a été récompensé par le Prix De La Jeunesse
lors du dernier Festival De Cannes.

Pourtant Holy Motors est un hommage au cinéma. Un hommage à son universalité, à la beauté de son prisme. Chaque scène nous emmène dans un autre film, dans une autre histoire, toujours abstraite et déchirante. Chaque scène est indépendante, libre de toutes contraintes scénaristiques. Notre seul point de repère, monsieur Oscar (Denis Lavant). De scène en scène, de rôle en rôle, M.Oscar parcourt Paris dans sa limousine. Sa vie semble n’être qu’une grande pièce de théâtre. Quand se repose-t-il ? Où habite-t-il ? A-t-il une famille ? Autant de questions volontairement non élucidées. Carax ne s’embête pas à planter le décor. Tel un somnambule, il se réveille lui-même dans la première séquence et nous guide vers une salle de cinéma remplie de spectateurs endormis. Commence alors un film hors du commun que je vous laisse découvrir entièrement.

Bande-Annonce Holy Motors (sorti le 04/07/2012)

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