Trans 2012 – Superpoze joue dans la cour des grands

A tout juste 20 ans, Superpoze a déjà sorti un album, deux EP’s et fait des remixes officiels pour Puppetmastaz ou encore Beat Assaillant. Le petit prodige normand mêle mélodies hip-hop et électro. A l’occasion du festival des TransMusicales à Rennes, nous l’avons rencontré samedi, quelques heures avant qu’il enflamme le Hall 9 du Parc Expo.

Superpoze, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Gabriel, j’ai 20 ans et je viens de Caen. Je fais de la musique sous le nom de Superpoze depuis trois ans, et depuis un an et demi du live.

Pourquoi ce nom ?

C’est pas très intéressant (rires). En fait j’ai une culture hip-hop à la base, et dans le hip-hop c’est la culture du blase. Quand t’es graffeur tu dois trouver un pseudo tout ça. Du coup j’en cherchais un pour ce projet et Superpoze ça vient tout simplement du verbe « superposer » que je lisais dans un bouquin à ce moment-là ! C’est juste une question de sonorité, pas de sens. C’est pas parce que je superpose des trucs ou quoi que ce soit (rires).

D’où est venue cette idée de te lancer dans la musique ?

Depuis tout petit je fais de la musique, j’étais au conservatoire dès l’âge de 6/7 ans, puis j’ai fait du rock au lycée comme beaucoup de jeunes de mon âge. J’ai découvert toute la culture hip-hop électronique en arrivant au lycée avec les labels Wart, Ninja Tune etc… ça a vraiment été un coup de cœur. C’est pour ça que je me suis lancé dans la production, sur ordinateur d’abord. Après j’ai vu des artistes faire des lives sur MPC, j’ai trouvé ça top de pouvoir montrer de la musique en live autrement qu’en DJ set.

Tes années au conservatoire, elles te servent pour composer de la musique électronique ?

Oui, ça m’a appris beaucoup de choses le conservatoire. C’était ma première approche de la musique. J’étais en percussions classiques, mais il y a toujours un orchestre quand même. Donc tu apprends l’équilibre entre les sons, l’agencement, le rôle de chacun. Je pense que c’est super important de jouer en groupe avant de jouer tout seul.

Tu te consacres pleinement à la musique où tu fais quelque chose en parallèle ?

Ça dépend si mes parents lisent l’interview (rires) ? Non je plaisante, sérieusement je viens d’avoir une licence d’histoire à la fac de Caen (ndlr : il a un an d’avance), et là la musique ça me prend pas mal de temps.

Sur ton Soundcloud on peut écouter tes propres compos mais aussi des remixes d’artistes, toi qu’est ce que tu préfères faire ?

Je préfère composer parce que c’est là où je me sens le plus à l’aise. Mais le remix c’est un jeu que j’aime beaucoup. C’est hyper cool. Le remix c’est un comme la compo pour moi, mais avec une bande de son qu’on me donne. Moi je compose avec des vrais instruments, des choses que j’enregistre et je sample aussi : je prends des échantillons de 5 secondes dans des morceaux qui existent et je les réutilise à ma façon. Alors que dans le remix on me passe les pistes et je pioche dedans pour en faire un autre morceau. Donc au final les deux se ressemblent. Le remix c’est comme un exercice avec un thème imposé ! Mais c’est toujours plus sympa de composer ses morceaux.

Comment choisis-tu les artistes que tu remixes ?

Ça dépend. Parfois c’est eux qui me choisissent (rires). Par exemple j’ai fait un remix officiel pour Beat Assaillant et pour Puppetmastaz. Mon tout premier remix c’était un groupe de Caen qui s’appelle Kim Novak qui avait joué l’année dernière aux Trans, puis j’ai remixé Woodkid aussi. Parfois t’entends des sons et tu sens qu’il y a matière à en faire quelque chose d’intéressant.

Y a-t-il une personne avec qui tu aimerais travailler ?

Il y en a plein ! C’est trop dur d’en choisir une. Il y a un Islandais que j’aime beaucoup, qui s’appelle Sin Fang. C’est plus pop mais j’adore sa manière d’appréhender la musique. Après y a tous les artistes qui m’ont influencé, Bonobo, Bibio, tous les trucs qui commencent par un B (rires) ! Mais c’est plus un fantasme, je ne sais même pas si j’aurais vraiment envie. On a tous un peu des idoles non ?

As-tu repéré des groupes à ne pas rater qui passent aux Trans cette année ?

Oui, j’étais là hier soir (vendredi), j’ai vu pas mal de trucs. Mais de ce que j’ai vraiment aimé il y a Phoebe Jean & The Air Force, je ne connaissais pas, mais je suis resté tout le concert ! C’était mortel. Sinon il y avait le show de Vitalic, c’est pas forcément ma culture électronique de base, mais qu’on aime ou qu’on aime pas le show est juste énorme. La lumière et le son ça défonce, c’était vraiment bien. Sinon ce soir (samedi) un peu après moi y a TNGHT, j’aime beaucoup. Ça va peut-être vite s’essouffler mais je suis victime de ça, faut aller les écouter.

Quelle est la dernière chose que tu fais avant de rentrer sur scène ?

(Il hésite) Boire un p’tit verre d’eau, ou alors un p’tit verre d’autre chose (rires). En général j’ai plutôt le trac mais quelque chose de positif, l’envie de bien faire, d’envoyer le son.

Ton meilleur souvenir de live ?

J’en ai plein. J’ai un très bon souvenir au Café de la danse à Paris, c’était pas du tout un des plus gros concerts mais j’en garde un très bon souvenir, devant un public assis à 20h un espèce de truc hyper calme auquel j’attendais pas grand chose et au final c’était super, les gens bien réceptifs.
Sinon Astropolis à Brest, j’ai joué sur le toit de la Carène, c’était top.

Et ton concert à Coatélan à Morlaix dans le cadre de la tournée des Trans tu as trouvé ça comment ?

C’était chouette aussi ! J’ai surtout bien aimé le petit restau où j’ai mangé avant, j’ai oublié le nom mais c’était mortel. C’était pas à Morlaix même, un p’tit bled à côté. Après les noms bretons faut pas m’en vouloir… Je suis normand moi ! (rires)

Une scène te fait rêver ?

Oui, y a un truc qui trotte dans ma tête, c’est le Bikini à Toulouse. Il paraît qu’il y a une piscine j’ai bien envie d’aller voir ! Si jamais ils lisent ça : Les gars, je peux venir dans votre piscine ? (rires)

Quelque chose à ajouter ?

Oui, j’ai toujours pas mangé de galettes saucisses à Rennes, j’suis un peu dégoûté ! (rires)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.