Krismenn et Alem, le mariage entre kan ha diskan et beatbox

L’un chante en breton, l’autre imite vocalement des percussions. Krismenn, originaire de Saint-Servais dans les Côtes-d’Armor rencontre le lyonnais Alem. En découle une musique explosive mais surtout acclamée par un public breton « très ouvert ». Interview.

Krismenn est chanteur de kan ha diskan, une technique de chant traditionnel breton. Il s’intéresse depuis quelques années au human beatbox, au rap et plus globalement aux musiques actuelles. Alem a débuté le beatbox après une formation de batterie. Le beatboxer imite avec ses lèvres et sa langue des sons de percussions et de boîtes à rythmes. Il pratique depuis six ans et a été sacré champion du Monde en 2012 à Berlin. Report Ouest les a rencontré lors du festival Yaouank.

Comment vous-êtes vous rencontrés ?

Krismenn : J’ai découvert les son d’Alem sur internet et les réseaux sociaux, beaucoup de vidéos de lui circulent sur la toile. Je trouve que c’est un beatboxer qui a quelque chose de différent à proposer, donc je l’ai fait venir en Centre-Bretagne pour monter un projet. Le courant est tout de suite passé entre nous et on a commencé à faire de la musique ensemble.

Pourquoi avoir eu l’idée de mixer kan ha diskan et beatbox ?

Krismenn : Les deux pratiques sont extrêmement proches. Que ce soit le kan ha diskan ou le beatbox, nous n’avons pas besoin de matériels particuliers et on peut le pratiquer aussi bien dans la rue que dans le métro. Ces deux techniques musicales permettent d’envoyer le plus d’énergies possible à partir de rien si ce n’est nos cordes vocales.

Alem : Le kan ha diskan et le beatbox ont des points communs, l’énergie a capella en est un bel exemple. La rythmique est aussi très importante, elle est même essentielle.

Krismenn : Et puis en associant beatbox et kan ha diskan, on a trouvé une démarche artistique vraiment cohérente.

Pensez-vous le public breton attiré par ces nouveautés ?

Krismenn : Oui je pense que le public breton est très friand de nouveautés et de métissages culturels. Malgré ce que l’on peut entendre, je ne trouve pas que les bretons soient conservateurs. Il se passe énormément de choses en musique bretonne, c’est un univers très ouvert au niveau culturel. D’autres styles comme le hip-hop ou la musique électronique sont beaucoup plus fermés.

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