Don du sang : Ils ont franchi le pas

Avec un total de 125 étudiants venus, dont 100 donneurs effectifs suite à la vérification des critères et dont 58 donneurs de première fois, l’événement don du sang organisé le mercredi 2 octobre sur l’IUT de Lannion est un succès. Pour accueillir ces intrépides, ces généreux et souriants donneurs, l’établissement français du sang de Saint-Brieuc (EFS) et l’association des donneurs de sang de Lannion étaient présents.

« C’était votre première fois ? – Non, la troisième. »

« Ah bon, c’est une habitude ? – Non, c’est normal ». Les propos de Loïc, étudiant en informatique, sont révélateurs de l’importance accordé au don du sang. Les termes « Acte citoyen », « bonne action », « occasion cool » constituent le champ lexical rencontré lorsqu’il est demandé de qualifier le geste. Pierre, étudiant en Info-com, rappelle ainsi que cela ne coûte rien de donner son sang alors que c’est vital pour les personnes qui en ont besoin. D’ailleurs, beaucoup n’hésitent pas à se mettre à la place des malades en se disant qu’un jour, s’ils se retrouvent aussi dans la nécessité d’une transfusion, ils seraient heureux d’en bénéficier.

De son coté, Raymond Tennier, actuellement secrétaire bénévole de l’association locale et ancien président durant 10 ans, loue cette générosité particulière à la Bretagne. Sur l’ensemble des années précédentes, la moyenne de 100 à 120 donneurs présentée est resté stable. Le rapport entre le nombre de don et le besoin en sang est équilibré en Bretagne, malgré la nécessité d’avoir 800 donneurs par jour pour satisfaire les besoins des hôpitaux. Si ce chiffre n’est parfois atteint que de justesse, il arrive dans d’autres cas que la Bretagne se permette de transférer une partie de ces stocks en Île-de France ou en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui sont, elles, toujours déficitaires.

Des craintes néanmoins souvent présentes

Pour certains, donner son sang représente malgré tout une épreuve. La peur de l’aiguille, de la douleur, du malaise ou encore d’une manière plus large de l’inconnu sont très courants. Il est curieux de constater que le nombre de donneuses femmes est en général légèrement supérieur à celui des hommes. Ces derniers auraient davantage l’angoisse d’être piqué.

Estelle et Marion, étudiantes en Info-com, sont venues ensemble pour réaliser leur tout premier don. Elles citent également la peur de tomber dans les pommes. Peur qu’elles ont surmontées, émues par le témoignage d’une ancienne malade sauvée grâce au don de sang, venue s’exprimer en amphithéâtre à l’IUT.

Si les cas de malaise demeurent très rares selon Raymond Tennier, Lori, étudiante en informatique, a subit un léger malaise quelques minutes avant notre venue : « J’étais un peu stressé à cause de la piqûre » explique-t-elle avant d’ajouter qu’elle en est tout de même à son second don. Son conseil ? « Se détendre avant, rigoler un bon coup, puis on y va ! – Et ne pas oublier qu’on vient pour les autres » ajoute Loïc.

Pour l’EFS de Saint-Brieuc et les membres de l’association des donneurs de sang de Lannion, la première étape est de rassurer les étudiants. Ensuite vient l’enregistrement pour les premières donneurs, le questionnaire médical privé (poids, taille, maladie ou tatouages récents, voyages, etc.) suivi de la rencontre avec un médecin qui donne son accord pour une prise de sang. C’est seulement après que les donneurs ont l’occasion de vivre ce fantasme tant attendu dans l’esprit de tous : le goûter, copieux et réconfortant.

En ce mercredi, de 11 heures à 17 heures l’ambiance a été bonne, les sourires abondants, et bien-sûr, le casse-croûte particulièrement mérité.

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