« Une Part de Ciel » à Gwalarn

Claudie Gallay est venue dédicacer son nouveau livre Une part de ciel à la librairie Gwalarn de Lannion, mardi 8 octobre à 20h30. L’auteur du best seller Les Déferlantes explique d’une voix douce sa démarche d’écrivaine. Sorti en août dernier, le roman est en fait une introspection. 

C’est sans un bruit que nous sommes entrés dans la librairie Gwalarn de Lannion, dans laquelle on entendait seulement la voix de Claudie Gallay, l’auteur, venue présenter son livre Une part de ciel. Ecoutée silencieusement par des lecteurs, attentifs et curieux, Claudie Gallay a pu expliquer sa démarche d’écriture. C’est au rythme du bruit des pages qui se tournent que l’on peut l’entendre expliquer d’une voix douce le choix des personnages et des lieux. Puis, quand vint la fin de l’intervention, les lecteurs ont pu rencontrer l’écrivaine.

Au milieu des rangées de livres, attendant sa dédicace, Annie nous a confié sa première rencontre avec l’univers de l’auteur, « c’était il y a deux ans, à un cours de peinture Rive Gauche, les élèves adoraient tous lire, et entre deux coups de pinceaux nous nous échangions nos lectures ». Annie a donc pu tenir entre ses mains « Les Déferlantes » premier best seller de Claudie Gallay et ainsi rencontrer « Lambert », le personnage principal du roman. Après que tous les lecteurs aient pu échanger quelques mots avec l’auteur et repartir avec une dédicace, j’ai pu rencontrer l’auteur au milieu des étagères où étaient présentés ses livres et lui poser mes questions.

Report Ouest : Pourquoi, un jour, avez-vous commencé à écrire ?

Claudie Gallay : J’ai commencé à écrire à 15 ans, parce que j’en avais tout simplement l’envie, je voulais comprendre la vie par l’écriture. J’ai été inspiré par les gens, par la vie, par les paysans près de chez moi, le quotidien. J’ai été beaucoup inspiré par des auteurs comme Duras, Gionne et Stenbeck.

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ? Une musique ? Un lieu ? Une rencontre avec vos personnages ?

Pour moi écrire un livre c’est d’abord trouver un lieu, c’est très important, et ensuite, je trouve les personnages.

Comment pouvez-vous résumer Une part de ciel en quelques mots ?

Une part de ciel, c’est les retrouvailles d’une fratrie et, sous prétexte d’attendre son père, elle se retrouve, elle se rapproche.

Comment avez-vous choisi le titre ?

Le titre m’est apparu en cours d’écriture, j’avais vingt titres en tête mais celui-ci s’est imposé, c’est primordial d’être bien avec son titre, autant en le voyant qu’en le prononçant.

Les thèmes du souvenir, de l’introspection ont-ils été choisi par vos personnages ou par vous ?

Au début on contrôle tout, puis plus on avance moins on contrôle les choses. Il y a une part de logique chez les personnages, c’est surprenant. Au départ, les personnages vont guider l’auteur dans leur façon de voir l’histoire. Puis, petit à petit, ils s’émancipent, et prennent des décisions, sans forcément l’accord de l’auteur… C’est comme si les personnages prenaient certaines décisions à ma place.

Vous jouez tout au long du roman avec l’idée de la routine où vous décrivez chaque petit moment simple, est-ce un clin d’œil à la vie ?

J’accorde beaucoup d’importance au quotidien, aux joies simples, comme dit Sam, un personnage d’Une part de ciel, « que chaque jour soit un petit moment de grâce ».

Actuellement Claudie Gallay écrit un essai, qu’elle considère comme « totalement différent de l’écriture d’un livre ».

Hugo Blin

Etudiant en journalisme à l'IUT de Lannion, et écrivain durant mon temps libre.

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