Rover nous a servi un spectacle d’une très grande qualité

Tantôt rauque, tantôt douce, la musique de cet artiste talentueux aux influences multiples (de Bowie à Jeff Buckley en passant par le punk) dégage une atmosphère particulière, presque envoutante. Ce soir, Rover alias Timothée Régnier, d’habitude entouré de plusieurs musiciens, n’était accompagné que de son batteur, Arnaud Gavini. Cette configuration pour le moins inattendue est loin d’avoir amoindrie la qualité du concert. Elle leur a même permis de revisiter des titres comme Queen of the Fools ou Tonight. L’artiste, breton d’origine, vient de rééditer son album éponyme en Juin dernier. Il nous a également présenté deux de ses nouveaux titres, sobres mais efficaces, Alone et Silence to Naviguate.

Quand on lui demande comment il a apprécié l’ambiance et la salle du Carré Magique, où le public y est assis et non pas debout comme dans la plupart de ses concerts, Rover nous répond : “C’est étonnant, mais ça ne me dérange pas du tout. On ne s’en rend compte qu’au milieu du concert en fait. Mais il y a une vraie attention, une vraie mélomanie, on écoute la musique et voilà…”. Quant au public, l’artiste s’en tire avec une boutade : “Plutôt Diesel…”.

Néons, ampoules à nu, ombres chinoises… Autant d’effets scéniques envoûtants qui formaient une alchimie parfaite avec la musique pop-rétro et vaporeuse du chanteur.

Deux rappels plus tard, largement applaudis par le public lannionais, Rover et son batteur s’en sont allés, après plus d’une heure et demie de concert. En définitive, c’était un spectacle à l’image de l’artiste et de son univers : fragile mais d’une intensité rare.

Texte : Mathilde Dupeyron – Photos : Fanny Cardinal

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