Bilan positif pour la 35e édition des Trans

Avec un total de plus de 60 000 spectateurs, un peu plus que l’année dernière, le nombre d’entrées aux Transmusicales 2013 de Rennes les 5, 6 et 7 décembre se maintient avec un score positif. Les organisateurs et les visiteurs s’expriment.

« Ici, quand je monte un groupe, il est souvent au départ de sa carrière. C’est une part de risque, pour nous, mais aussi pour eux. » pointe Jean-Louis Brossard, fondateur et actuel directeur artistique du festival. Car le principe du festival est simple, et cela est sans doute la clef de son succès : expérimenter de nouveaux groupes, talents et artistes.

« On va découvrir ! »

Les personnes présentes ne connaissent généralement pas les artistes avant leur venue aux Trans. « C’est pour ça aussi les trans » justifie Sandrine, spectatrice. Quelques-uns font néanmoins exception. Ce sont les têtes d’affiches. Cette année, c’est Stromae qui a été invité à se produire. Bien que beaucoup de spectateurs s’étaient préparés à sa venue, ils étaient peu nombreux à s’être déplacés uniquement pour lui. « Les gens viennent surtout pour l’ambiance du festival, moins spécialement pour Stromae, même si sa venue a fait du bruit », explique Brossard.

Une nouvelle fois, les Transmusicales s’est constitué d’une variété de musiques folks tel que le rock ou la pop. Le tout animé par des groupes sélectionnés par Brossard, choisi, comme il le précise, « en fonction de mon ressenti à l’écoute ».

Un budget équilibré pour un ensemble de jeunes groupes

L’équilibre budgétaire des Transmusicales est très sensible.  Il est nécessaire qu’il y ait 90 à 95 % d’entrées pour commencer à avoir de la marge, un palier atteint cette année.

Quelques restrictions au niveau du personnel ont néanmoins été entreprises, à cause d’un déficit hérité des Trans-export. Ces trans déroulés à l’étranger, comme en Russie ou en République Tchèques, ont subi des renoncements de leurs sponsors en 2010, alors que la crise émerge au sein de leurs pays.

Avoir un ensemble de groupes récents et dont le nom doit encore se faire connaître est donc un double atout : attirer le public par les possibilités de découvertes, et ne pas dépenser des parts folles du budget pour des groupes trop exigeants.

Le groupe Dakhabraka venu d’Ukraine a notamment été cité par l’organisateur dans ses coups de cœur. « C’est un groupe que j’aime beaucoup, j’avais déjà vu deux de leurs morceaux lors d’un festival en Hollande et tout de suite, cela m’a donné envie de les inviter ».

D’une manière générale, les groupes ont encore parfois des imperfections au niveau du son. Celles-ci caractérisent leur état de transition, et le travail, permis par les Trans notamment, fournit aux groupes quelques possibilités de développement. « Il n’en reste pas moins que les morceaux sont de qualité », considère Jean Marc Brossard avant de conclure « Je les aime tous, c’est tout ! ».

Yonathan Van Der Voort

Étudiant en journalisme à l'école reconnue de Lannion, rédacteur pour Report Ouest.

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