« The Travellers » : Voyageurs du northern soul

Suite aux fameuses Transmusicales de Rennes, Report Ouest a interviewé “Robert P” (guitariste) et Gemma (chanteuse), deux des quatre membres du groupe “The Travellers”.

Report Ouest: Pourquoi avoir choisi le nom « The Travellers » ?

Robert P (RP): Parce que l’on vient de plein d’endroits différents. Moi je suis d’origine suédoise mais j’ai grandi à Londres.

Gemma (G): Moi je suis née en Italie mais j’ai aussi grandi à Londres.

RP: Et on a voyagé, ça fait quelques années qu’on vit en France, en Bretagne. D’ailleurs vive la Bretagne, adoptez breton ! (rire)

Vous voyagez uniquement pour les concerts du coup ?

G: Oui, mais on va souvent en Angleterre, il y a notre famille, c’est pourquoi on y fait souvent des concerts.

RP: On est passé à Stockholm cet été aussi, parce qu’on y connaît du monde.

Pourquoi voyagez-vous autant ?

RP: Parce qu’on aime bien. (rire de la rédaction)

G: Aussi parce qu’on profite d’avoir de la famille en Angleterre et en Italie… On a toujours eu l’habitude de voyager.

RP: Donc c’est pour ça qu’on s’appelle The Travellers, voilà !

D’accord. Qu’est ce qui vous a amené à faire de la musique ?

RP: J’ai commencé à jouer de la guitare à 10 ans. Je crois que Gemma a commencé à chanter à… 4 ans ? 5 ans ?

G: Oui, à 5 ans.

Votre groupe a été créé en quelle année ?

RP: On joue en duo depuis 2007.

G: Non, je dirais plutôt 2008. En 2007 on n’a pas beaucoup joué…

RP: C’est vrai que c’était le début, c’était encore les répèt’.

Vous avez rencontré un public rapidement ? Vous avez commencé par enregistrer ou par faire des concerts ?

RP: On a plutôt commencé en studio en s’enregistrant nous-mêmes, en essayant des morceaux, et on a sorti un premier court album en 2008, puis un autre en 2010 « For the waves ». On a sorti « Summer with no sun » l’an dernier, qui est sur la compile des Trans. Il y a quelques semaines on a sorti un nouveau titre, « Stay ».

Que cherchez vous en créant de la musique ? Vous avez des thèmes de prédilection ?

RP: On adore la musique soul, la voix de Gemma est très “soul”. On adore tout ce qui est “northern soul” (sous catégorie du soul, ndlr), plus précisément. C’est un peu le underground du soul. Le concept provient de gens du nord de l’Angleterre qui ont pioché des groupes soul pas connu, de Chicago notamment, et ils l’ont transmis à Manchester et dans beaucoup de villes au nord. Il y a eu un mouvement incroyable du nother soul dans la fin des années 1970.
Cette musique underground de la soul, on adore ça.

Donc vous essayez de reproduire le “northern soul” dans vos morceaux ?

RP: Oui exactement. On le ramène dans l’actualité et c’est ce qui nous fait vibrer.

Dans l’actualité, c’est à dire ?

RP: On n’essaye pas de copier, on s’inspire du vieux des années 1970 et on le ramène à notre goût.

Vous avez des chansons qui vous représentent particulièrement ? Que vous qualifierez de plus emblématiques que d’autres ?

RP: Je dirais qu’il y a le titre « Summer with no sun » qui porte le nom de l’album. Mais depuis on a quand même ce nouveau morceau qui s’appelle « Stay ».

Quand commencez vous à créer ? Vous débutez par le texte, le son, autre chose ?

G: Généralement on débute par la mélodie. On joue ensemble et ça vient assez naturellement. Je chante dessus, et j’écris le texte.

RP: Oui, elle trouve des mélodies et moi je viens avec ma guitare trouver des accords qui vont avec. Ensuite on fait un peu de ping-pong, on s’engueule un peu (rire) et quand ça fait un bon mélange, un bon mixe, on continue.

Et vous êtes d’accord en général sur le sujet ?

RP: Non ! (rire) Oui, oui, oui, oui.

G: Si, on est d’accord.

RP: On est d’accord, mais il y a aussi ce coté complémentaire entre nous. C’est Gemma qui possède la vision de l’écriture musicale.

Vous avez aussi rajouté deux personnes au groupe, deux musiciens ?

RP: Oui, Moses à la batterie qui vient du Sénégal et vit à Paris. Il a un sacré groove, et quand on fait du soul il faut du groove. Et on a Fred à la basse qui est malouin, il a aussi un super groove.

Vous avez beaucoup de retours du public ?

G: Oui, surtout d’Amérique, d’Espagne, et d’Angleterre.

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