Les pompiers au secours des habitants lannionnais

Les membres du centre d’incendie et de secours de Lannion sont sur le qui-vive pour faire face à tout type d’intervention. Les tempêtes récentes telles qu’Ulla, que subissent Lannion et ses communes, accentuent le travail des sapeurs-pompiers en Côtes-d’Armor.

13H50, un appel est reçu au centre d’incendie et de secours de Lannion. Quelques minutes suffisent pour que deux sapeurs-pompiers s’engouffrent rapidement dans leur véhicule. Il faut intervenir sur le lieu de l’accident. La sirène retentit le long de la route signalant au passage que la tempête a encore fait des dégâts…

Demandes de renforts

Les conséquences de la tempête continuent ce matin. Les personnes remarquent les accidents de la nuit au réveil. Les victimes ou témoins prennent alors le temps de contacter le centre.

Le nombre d’interventions a augmenté suite aux tempêtes des dernières semaines, hier particulièrement. Le centre compte 60 interventions dans la journée du 14 février contre une moyenne de 10 par jour en temps normal.

« Ce matin, les pompiers de Perros-Guirec sont venus sur notre secteur car nous étions débordés » précise le chef de garde Sebastien Rullier. Les interventions ont finalement pu être toutes gérées. L’ensemble des sapeurs-pompiers des 12 communes liées à Lannion (Rospez, Pleumeur Bodou, Ploulec’h, Trébeurden…) s’appellent réciproquement pour demander des renforts en fonction des débordements. C’est la pratique traditionnelle.

La nécessité d’une polyvalence

Les objets d’interventions peuvent être multiples, c’est pourquoi chacun doit être polyvalent. Certaines voies sont bouchées par la chute d’un arbre ou d’une enseigne, alors il faut les dégager. Les risques sont aussi à prévenir lorsque des bâtiments ou des arbres ne tiennent plus debout. Sans oublier tous les secours dus à des personnes subissant des inondations. Des tronçonneuses, tractopelles et, pour assécher les maisons, des motopompes électriques ou thermiques sont utilisées.

Pour les pannes d’électricité, le centre de secours, bien que ne faisant pas d’intervention purement technique, peut aussi être amené à établir des périmètres de sécurité.

Les sapeurs-pompiers ont enfin des rôles à tenir de secours sanitaires à la personne, sans oublier les cas d’incendie.

Toujours être disponible pour les accidents

Afin de pouvoir avoir des disponibilités à chaque appel, le centre de secours comprend toujours 10 personnes présentes en caserne, de jour ou de nuit. Globalement, le centre d’incendie et de secours de Lannion comprend 33 professionnels et 55 volontaires, tous sont rémunérés.

Les individus se présentent en caserne par quota de 24 heures, où ils sont figés sur place, et disponibles pour les interventions. Si ces 10 personnes présentes sont insuffisantes, des appels généraux peuvent être lancés à l’ensemble des professionnels et volontaires. Certains répondent alors à l’appel selon leur possibilité et temps de déplacement par rapport à la caserne. Pour ces renforts, un appel, une réponse, une venue sur place afin de prendre le véhicule et l’uniforme, et c’est parti !

Même s’il y a eu hausse progressive du nombre d’interventions au cours des dernières années, la mécanique de solidarité entre les professionnels et les volontaires permet de rester à l’équilibre. « Les désistements sont remplacés par de nouveaux arrivants » précise le chef de garde. « Les jeunes arrivent tandis que d’autres repartent pour un boulot. Mais il y a aussi des plus âgés qui accumulent parfois jusqu’à 30 ans d’activité ! »

« Même s’il y a des risques et que c’est parfois difficile, on aime le feu et le moment d’action » conclut-il. « L’aléatoire, la diversité, le contact humain sont ce qui attirent dans le métier ».

Yonathan Van Der Voort

Étudiant en journalisme à l'école reconnue de Lannion, rédacteur pour Report Ouest.

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