KRAMPOUEZH – Les Bretons, c’est pas qu’en Bretagne!

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Les bretons sont partout, même sous le soleil de Barcelone !

De Saint-Tropez à Barcelone, la crêperie bretonne « Annaik » se déplace vers le sud  depuis 1950. Ses crêpes, si traditionnelles, sont maintenant connues dans toute l’Europe. Emmanuel est un des propriétaires de la crêperie à Barcelone. Rencontre.

Barcelone, le soleil, la plage, et au bord de la mer un bus à l’intérieur d’un local. Des tables, des verres, des assiettes et.. des crêpes ! Ainsi reconnaît-on les crêperies Annaik à travers le monde. Une décoration originale, pour des crêpes traditionnelles. Depuis la Bretagne jusqu’en Espagne, c’est un long voyage qu’a fait la famille Noblet depuis les années 1950.

Aujourd’hui, l’entreprise est détenue par Olivier Noblet. Elle se transmet depuis trois générations. C’est la grand-mère d’Olivier qui a démarré cette chaîne de restaurant. «L’histoire de la crêperie remonte à  très longtemps, elle remonte à la grand-mère d’Olivier, qui est une des premières Bretonnes dans les années 1950 à ouvrir des crêperies hors de Bretagne. Elle a ouvert une première crêperie à Saint-Tropez». Une innovation à l’époque. Une expansion qui a commencé vers le sud de la France, et qui, aujourd’hui, a passé les frontières. Dans les années 70, les crêperies commençaient à se populariser en France. C’était donc l’occasion parfaite pour la famille Noblet et ses nouveaux associés d’aller plus loin. «On était plusieurs alors on a eu envie de passer les Pyrénées et d’aller plus dans le sud, en Espagne». Et voici comment la crêperie bretonne Annaik se trouve maintenant non seulement à Barcelone, mais aussi à Valence, Collioure, Gironne, Lleida, Vigo…

Catalans et Bretons: différents, enfin pas tant que ça !

«Le Breton est Breton et est fier d’être breton ! Le Catalan est Catalan et est fier d’être catalan ! Ils ont la même capacité à revendiquer leur identité». Voici la vision d’Emmanuel, vivant à Barcelone depuis maintenant 20 ans. Associé avec Olivier Noblet, il a pu apprécier les différences entre les deux régions. La Bretagne et la Catalogne sont souvent comparées à cause de leur forte volonté d’autonomie, de leur forte identité culturelle et leurs fortes revendications. «Deux identités culturelles qui sont différentes mais qui se revendiquent de la même manière, de façon aussi forte, notamment au niveau de la linguistique, au niveau autonomie».

Est-ce la seule ressemblance ? Absolument pas ! «Ils sont aussi têtus les uns que les autres ! Un caractère qui rejoint la remarque de tout à l’heure, une identité forte. Après, quant aux origines, les uns sont Fançais les autres ne le sont pas… Je ne sais pas s’il y a plus de similitudes entre les deux». Une forte ressemblance règne entre les deux cultures au niveau idéologique, mais «au niveau de la vie quotidienne, on a plus de soleil à Barcelone qu’en Bretagne ! »

En tout cas, pas question de revenir sous la pluie… «Si on continue l’épopée, on ira plutôt plus au sud. Ça fait longtemps qu’on est à l’étranger, et les gens qui sont à l’étranger n’ont plus vraiment envie de retourner en France».

Qualité et originalité

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La Crêperie Bretonne Annaik

Des crêperies, on en trouve maintenant un peu partout dans le monde. Quel est le secret pour l’immense réussite de la crêperie Annaik ? «C’est la qualité de ce qu’on mange et l’originalité de la décoration qui font que les gens sont contents de ce qu’ils trouvent dans leur assiette».

Tous les locaux contiennent effectivement un bus à l’intérieur en guise de cuisine. Les tables sont recouvertes de papier accompagné de crayons de couleurs pour que les clients s’expriment. C’est une décoration peu commune pour un restaurant. Mais comment avoir eu l’idée de mettre un bus anglais comme cuisine ?! «L’idée vient tout à fait du hasard. En fait, à l’origine, c’était un projet pour faire un skate-parque et pour ça, Olivier a acheté un bus pour faire les bureaux. Et finalement, il n’a pas eu l’autorisation de le faire et s’est donc retrouvé avec le bus en se disant : “mince, qu’est-ce que je fais de ce bus ?”» C’est là qu’il s’est dit : «Comme je fais une crêperie, je vais le mettre dans la crêperie !» Un gros bus, ça rappelle toujours des souvenirs d’enfance : aller à l’école, faire une sortie… Une ambiance enfantine combinée à des plats exquis qui amènent les saveurs de la Bretagne en Espagne et peu à peu dans tout le monde.

Juliette Roger

Juliette Roger

De nationalité franco-portugaise, j'ai vécu 10 ans à Barcelone, donc je parle cinq langues: portugais, français, anglais, espagnol et catalan (et j'ai commencé l'allemand cette année). Maintenant en formation à l'IUT de Lannion en journalisme, je m'entraîne! J'adore voyager et faire de la plongée, j'ai fait un peu le tour du monde et pris de très belles photos même sous l'eau!

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