RATÉ – Sous les jupes des filles, peu à voir

Sous les jupes propose tout de même une belle brochette d’artistes / Photo DR

Depuis le 4 juin, le deuxième long -métrage d’Audrey Dana est à l’affiche. Après Des betteraves à Noël, la réalisatrice française nous propose de regarder Sous les jupes des filles.

 

« Moi c’est la fidélité que j’comprends pas. Je trouve ça d’un ennui mortel de coucher avec la même personne toute sa vie ! » Les premières secondes de la bande-annonce donnent le rythme du film. A Paris au printemps, la caméra suit le destin de 11 femmes totalement différentes, mais avec le même point commun d’être aussi déjantées les unes que les autres.

Réalisé par une femme, traitant sans tabou des fantasmes féminins, avec un casting de marque (Isabelle Adjani, Laetissia Casta, Sylvie Testud, Vanessa Paradis), Sous les jupes des filles veut montrer que l’infidélité ne vient pas toujours des hommes. La journée au travail ou le soir entre amies, ces femmes se racontent leurs fantasmes, se laissent attirer par un(e) bel(le) inconnu(e), pleurent la tromperie de leur mari, cherchent à s’ouvrir aux autres… Bref : chacune tente de retrouver un quotidien plus joyeux et d’échapper à la routine. Nymphomane, complexée, seule, frustrée, résignée, chaque personnage incarne une facette de la femme, présentée comme un être déjanté, paradoxal et incapable de se tenir devant les avances d’un homme torse nu.

Trop caricatural ?

A force de vouloir faire ressortir ces traits de caractère, Sous les jupes des filles s’enferme dans le stéréotype. Les personnages sont coincés dans leur rôle et le caricaturent peut-être un peu trop… too much ? Certainement. De plus, la longueur du film n’aide pas : pendant près de deux heures, nous suivons leurs destins, qui se croisent subtilement mais peinent à aller de l’avant.

Rassurez-vous cependant : le jeu d’actrices en vaut la chandelle, et certaines trouvailles méritent d’être applaudies, comme celle de Julie Ferrier qui devient accro au sexe après s’être cogné la tête. Sous les jupes des filles reste un bon moment à passer. Avec beaucoup de modération.

Amélie Tagu

étudiante en journalisme à l'IUT de Lannion Je m'intéresse à la culture (cinéma, théâtre, littérature), mais également aux sujets locaux. Vous pouvez me suivre sur Twitter

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