P2N – Please Never stop Dub Kanka !

Kanka a fait vibrer les foules au festival des Papillons de nuit !

Il vous a fait vibrer aux Papillons de Nuit, nous aussi ! Kanka est un homme solitaire, talentueux et, surtout, humble. « J’aurais bien voulu être annoncé le vendredi au festival, juste pour voir Stromae ». Kanka a répondu à nos questions, dans la simplicité et la bonne humeur.

 

Comment es-tu arrivé jusque là ?

En 2003, j’ai auto-produit mon premier album. C’est comme ça que je me suis fait connaître. Le label m’a repéré et a proposé de produire le suivant qui est sorti en 2005. L’album a assez bien marché, je tourne pas mal en France et je fais des vinyles que certains Dj passent en teuf par exemple. J’aime bien travailler seul, être tranquille en studio et travailler sur ma musique. Je peux me concentrer alors pleinement.

Comment qualifies-tu ta musique ?

De la Dub Steppa, c’est un reggae accéléré, un son assez contemporain. Ma musique est difficile à décrire, mes sons sont basés sur des grosses caisses. Ce que je peux dire, c’est que ça se rapproche du dub anglais, qu’on appelle steppa.

« La rythmique soutenue lui permet de conquérir un public aussi bien électro que reggae, et de l’emmener vers une transe puissante ». C’est ce qu’on promet lors de ton passage sur la scène, qu’en penses-tu ?

Je n’aurais pas la prétention de dire que j’emmène le public vers une transe, c’est fort. Il y a un côté dansant c’est sûr, mais je ne pourrais pas dire ça. Ce que je peux assurer, c’est que tout est dans la musique. Libre à chacun de ressentir ce qu’il perçoit dans ce que je diffuse. La musique s’adresse au corps et au psychisme, mais chacun la vit différemment.

Deux heures avant la scène, comment te sens-tu ? Pendant et après le show, comment ça se passe ?

Avant, je suis assez anxieux, pas stressé mais anxieux, surtout par rapport aux problèmes techniques qu’il peut y avoir. La scène, ce n’est pas vraiment un milieu naturel pour moi. Je ne suis pas un animateur, je préfère même être en studio tranquille dans mon coin. Mais quand je suis devant, je suis en pleine concentration et je fais ce que j’ai à faire. Après, je suis juste heureux et détendu !

Des projets pour après ?

On a déjà travaillé avec Biga* Ranx, il tourne beaucoup et on a pas forcement l’occasion de se réunir. Mais le Télérama a proposé que l’on fasse quelque chose ensemble, ça va sûrement se faire d’ailleurs.

 

Charlotte Billault

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