AMBIANCE – Terres du Son 2014 au septième ciel

Près de 40 000 festivaliers étaient attendus les 11, 12 et 13 juillet pour les 10 ans de Terre du son.

Le domaine de Candé ouvrait ses portes les 11, 12, et 13 juillet, pour la dixième édition du festival Terres du Son près de Tours. Deux premières journées marquées par l’émotion et l’affluence record du public conquis et acquis. Ambiance.

Monts. Paisible village, idéal pour faire le vide et le plein de calme. Le domaine de Candé, c’est cet écrin de verdure, ce royaume bucolique de 250 hectares en plein cœur du village, où la quiétude devient un euphémisme. Et pourtant dans quelques heures, les terres qui s’apprêtent à accueillir près de 40.000 festivaliers vibreront au rythme frénétique des tableaux mélodiques et visuels du festival. Le camping se remplit abondamment de tentes, à mesure que le temps s’égraine. Un temps ensoleillé, en tout cas jusqu’à maintenant. Les gens se promènent autour des arbres, rejoignent le petit village gratuit et visitent le château. En attendant que ce calme apaisant ne laisse place à l’enivrant vacarme musical. L’heure approche, ce Terre du Son 2014 peut commencer.

 

Le calme avant la tempête

18 h 30. Winston McAnuff, emblème de la culture reggae jamaïquaine, accompagné de l’accordéoniste Fixi, ouvre le bal. Faisant corps avec les 10 500 festivaliers présents le vendredi, il descend de la scène pour danser aux côtés du public et prolonge même l’instant de partage jusqu’à la buvette après son concert. Une averse se propage doucement. L’épaisse pluie recouvre rapidement l’humide prairie du domaine, entravant provisoirement l’exaltation de la foule. Mais pas la douceur de la radieuse Ayo. Emballé par la voix suave et le lumineux sourire de la chanteuse, le public s’est même agenouillé pour son titre « Down on my knees ». Et puis, il y a eu Woodkid. Ambiance à son apogée, poussée par des basses légèrement trop fortes. La tête d’affiche électrise tout de même la foule, à coup d’électro pop et d’un show graphique et romancé dont lui seul a le secret. D’un spectacle visuel à un autre, le groupe Ez3kiel, qui avait carte blanche, a invité un orchestre symphonique sur scène pour mieux faire parler leur poésie et leurs couleurs.

 

Un village engagé qui déménage !

Au petit matin, il n’est déjà plus temps de somnoler ni de flâner au camping car le village du festival, lui, ne dort pas. La balade peut commencer. Au détour d’un spectacle de cirque assuré par une compagnie locale, une discussion s’installe avec des musiciens et danseurs de capoiera ! Au menu : démonstration de danse et d’instruments. Les stands écologiques fleurissent un peu partout dans le village, pédaler sur des vélos pour faire marcher un sound system, conférence et débat sur le thème du développement durable … Quelques mètres plus loin le stand d’Amnesty International animé par des bénévoles passionnés et passionnants. Puis les scènes, où l’on peut retrouver spectacles et concerts de groupes locaux comme ces jeunes des “Folles Bourgeoise”, qui entonnent un hip-hop instrumental, rappelant un certain Hocus Pocus …Quelques pâtisseries marocaines pour reprendre des forces essentielles avant de goûter aux succulents concerts du jour …

 

De la Musique avec un grand – M –

Le samedi soir fut celui des “bêtes de scènes”. Le loup – M – surgit de la pénombre tourangelle pour croquer la scène de Terres du son, devant un public en liesse et d’une densité rare. Du rock, du vrai et de la folie. Après 15 ans de carrière et des centaines de concerts, Matthieu Chedid n’a pas perdu une miette d’énergie, réservant à la foule un show inoubliable. “Plus qu’un artiste, c’est un génie !”, pouvait-on entendre dans le public. Une heure et demie de spectacle, suivie par l’arrivée de Ben l’Oncle Soul pour un boeuf du plus bel effet ! L’enfant du pays, qui avait fait chanter sur cette même scène un public Tourangeau, avait encore en mémoire son passage flamboyant il y a 4 ans. Moins rôdé que son acolyte, le maestro français de la soul music a présenté les chansons de son nouvel album. Il a donné le “la” à un marathon musical de près de sept heures. On comprend mieux pourquoi le domaine de Candé affichait complet, avec pas moins de 15 000 festivaliers ce samedi. David Krakauer lui a succédé, entraînant le public dans le sillon de son groove délicat et de sa clarinette électrique… Une musique Klezmer, issue de ses racines juives, appuyée par un message de paix et d’espoir saluée de tous. Puis ce fut au tour des DJ pour clôturer cette frénétique tempête musicale, avec Fakear et Gramatik. D’une électro tranquille et exotique, succéda un dubstep efficace et puissant. La parfaite symbiose pour faire de cette soirée musicale une pure réussite.

Bon, et maintenant au lit … Et oui, parce qu’après deux journées ponctuées d’une éclatante richesse musicale, d’un Matthieu Chedid “magie-stador”, d’un spectacle visuel étourdissant, on en oublierai presque que demain on retourne à la normale… le festival se poursuivra avec Detroit et John Butler Trio, qui promettent encore de belles aventures aux festivaliers dominicaux. Autant d’airs de musique dans l’esprit, que de souvenirs impérissables. Allez, à l’année prochaine.

Festival TERRES DU SON / Jour #2 (Samedi 12 Juillet 2014) from Clement Protto « ECL-R » on Vimeo.

 

Article en collaboration avec Baptiste Thomachot

 

Mathieu Baijard

Étudiant en journalisme à l'IUT de Lannion. Passionné par le sport, la culture et le thé à la menthe. Suivez-moi sur Twitter ou CV

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