PRESQUE – Albert à l’Ouest, et pas qu’un peu

Vous aviez été séduits il y a deux ans par l’humour décalé de Ted, l’ours en peluche qui fumait de l’herbe ? Réjouissez-vous : le réalisateur Seth MacFarlane revient pour vous offrir cette fois une parodie des films western, avec un casting bling bling à souhait.

 

Albert est un petit berger du fin fond du Far West. Il est fou amoureux de Louise, une jolie et orgueilleuse maîtresse d’école du village, jusqu’à ce qu’elle le quitte pour un vendeur de produits d’entretien de moustache (ça ne s’invente pas). Pendant ce temps, le ténébreux et dangereux hors-la-loi Clinch terrorise la région ainsi qu’Anna, sa femme. Celle-ci doit se cacher dans le village d’Albert, et tout deux se découvrent dans ce monde hostile…

 

Quand Hollywood joue aux cowboy et aux indiens

Albert à l’Ouest, c’est une comédie à l’humour très simple et gras assumé. Si les blagues de ce genre ne sont pas votre tasse de thé, pas la peine d’insister : vous n’apprécierez pas ce film.

SI vous êtes tenté, c’est aussi un casting de rêve, avec notamment Charlize Theron, Liam Neeson et Amanda Seyfried, pour ne citer qu’eux. Ces grands du cinéma se lâchent totalement sous la direction de MacFarlane, se tournent en auto-dérision et semblent vraiment s’amuser. Ils jouent à merveille dans cette parodie bien tournée des clichés du cinéma de genre (avec de gros clins d’œil à la pop culture qui raviront les plus attentifs). Les codes sont bafoués, les traditions déshonorées : tout le Far West en prend pour son grade. La recette parfaite pour une comédie réussie ? Si seulement.

 

On prend Scary Movie, et on recommence

Malgré tous les efforts du monde, difficile de ne pas trouver l’idée un peu dépassée. Ces parodies du cinéma de genre ou des blockbusters – tels que Scary Movie, Mords-moi sans hésitations, La Cité de la Peur pour ne citer qu’eux – avaient leur place au début des années 2000, mais deviennent un peu trop prévisibles aujourd’hui. Voir Neil Patrick-Harris (l’éternel Barney d’How I Met your Mother) déféquer dans un chapeau après qu’Anna lui ait glissé un laxatif dans son whisky n’est pas forcément ragoûtant. On a déjà vu, et pas qu’une fois malheureusement. L’humour trash a ses avantages, à condition d’être original. Raté, cette fois-ci, pour la plupart des gags qui hurlent le déjà-vu. Quelques prises de risques sur le personnage d’Albert notamment sont tout de même appréciables et rendent le film divertissant. Mais ce n’est pas suffisant pour en faire la comédie phare de l’été.

 

Secrétaire et rédactrice pour le magazine, je m'intéresse surtout au cinéma, aux séries et la pop culture.

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