SPEED BAD – Sans filet, prendre le volant à 300 km/h… !

Arrivé d’Allemagne dans le Trégor, le speed badminton est un mélange de trois sports : le badminton (bien sûr!), le squash et le tennis.

Avec une raquette jumelle du squash, un volant jumeau du badminton, et, sur un court de tennis, Olivier Saillard développe le speed bad dans le Trégor.

 

Le 24 octobre dernier, le Speed Tregor Club organisait une démonstration de speed badminton entre les numéros 1 et 2 français, à Pleumeur-Bodou. Quarante-cinq personnes ont assisté à la victoire, anecdotique, de Guillaume Mourey (16ème mondial) sur Dominique Tanca (29ème mondial). « Il y avait de l’ambiance. Après le match, une grande partie du public prit part à l’initiation », se satisfait Olivier Saillard, son président.

Encore méconnu du grand public, le speed badminton (ou « speed ») se fait un nom, notamment à travers l’image de sa marraine, la tenniswoman Maria Sharapova. Inventé en 2001, il atterrit en France en 2005. Parmi 60 clubs français, le Speed T.C. né en juillet 2013. « On a réellement débuté l’activité à la rentrée 2014. Pleumeur nous offre des créneaux pour s’entraîner », se félicite Olivier Saillard.

« Jouer n’importe où, n’importe quand »

Ce sportif de 38 ans ose la comparaison avec les trois sports de raquette : « Comme au squash et au bad, on bouge, on transpire autant…» Ce sport ne nécessite pas de technique particulière. « À la différence du tennis, il n’y a pas d’effets. Si le volant en plastique (appelé « speeder ») arrive vite, il peut repartir aussi vite. On joue sur un court de tennis sans filet, donc on peut envoyer des coups rasants. » Plus que la technique, le toucher est important. « Pour mettre le volant dans le carré adverse, précision et ruse obligent : se créer des ouvertures, tenter le lob pour faire reculer son adversaire et marquer l’un des 16 points nécessaires au gain du set », détaille t-il, sous les sifflements des volants et des éclats de rire des initiés.

Autre spécificité de ce nouveau-né, on peut jouer « n’importe où, n’importe quand », telle est la devise du speed bad. Ainsi, blackminton est sa version de nuit. Du maquillage fluo sur le visage, une raquette conçue pour être visible dans le noir, des bandes phosphorescentes pour délimiter le terrain, un volant jaune flashy et le match peut commencer ! Sur béton, terre, plage, peut importe l’endroit, tant que le plaisir est au rendez-vous !

 

Pratique. Au complexe sportif de Pleumeur, le mardi et vendredi de 20 à 22 heures, entraînement avec Olivier Saillard, 06.09.65.49.25

Pierre Léziart

Etudiant en journalisme à Lannion, chroniqueur sur Radio TTU, passionné de sport. #SB29 Suivez-moi sur Twitter ou consultez mon CV

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