PHOTOREPORTERS – Saint-Brieuc, capitale de la photo

La consommation de l’éco-système / James Whitlow Delano / Cosmos Photo

« Plus qu’un festival, cet événement, gratuit, se positionne comme un acte de soutien au photojournalisme… » Bruno Joncour, directeur du fond de dotations, annonce la teneur du troisième Festival Photoreporter. Du 11 octobre au 2 novembre, une dizaine de photoreportages sont exposés à la baie de Saint-Brieuc. Et, encore une fois, la qualité est au rendez-vous.

 

Cette année,  on retrouve des personnalités déjà connues, comme Franck Vogel avec anciennement les « fleuves frontières » du Nil, ou Sonia Mandy, qui ont exposé en 2012. Mais on retrouve aussi de nouveaux regards sur le monde, avec, par exemple, Bruno Boudgelal et son excursion dans un endroit où l’on ne voyage jamais : les banlieues parisiennes.

Le choix du photographe a été d’exposer ces photos dans une ligne continue de très petits aux moyens formats. Des photographies reliées toutes ensemble, en passant du noir et blanc à la couleur, en exploitant le flou et le grain. Le photographe français fait voyager le spectateur à travers des réflexions sur ses photographies, avec une explication à la fin de l’exposition. « Si on a tout de suite toutes les informations, on ne se posera peut-être pas les bonnes questions », commente Isabelle, bénévole au festival.

L’américain James Whitlow-Delano a, quant à lui, utilisé une présentation complétement différente. Les explications sur son reportage sont directement présentées au spectateur, et les photographies sont légendées pour que le public n’ait aucune hésitation en les regardant. Son reportage en Équateur est constitué de photographies en noir et blanc très contrastées. Entre le souvenir d’une terre ravagée par la noirceur du pétrole, et le témoignage de la défaite des militants pour sauver les dernières parcelles de terres encore préservées.

Un festival à la démarche particulière

Les organisateurs du festival ont reçu cette année un total de 300 demandes de projet : dix photoreportages sont sélectionnés à l’arrivée par un jury qualifié. La sélection est faite en amont du projet. Les fonds de dotations permettent aux photoreporters chanceux de réaliser leurs reportages dans les quatre coins du monde. « Comme les photoreportages sont financés avant la réalisation, on peut dire que ce sont plus des photographies d’actualités », pour Philippe, bénévole au festival. « Le photoreportage est un travail beaucoup plus long à réaliser. »

Le festival se positionne en un réel média d’informations, où le public peut prendre le temps d’observer les photographies en lisant les légendes et les présentations des différents reporters. Les expositions sur des sujets du monde entier peu médiatisés sont à voir à la maison du festival, mais aussi au Carré Rosengart à Saint-Brieuc, ou à la Maison de la baie de Hillion.

 

Auriane Poillet

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