OUT – Labyrinthe : un film qui nous perd

« Le labyrinthe » est une adaptation du premier volet de la trilogie « L’épreuve », de James Dashner

 

Thomas, un adolescent d’apparence ordinaire se réveille un jour dans une cage métallique qui l’emmène dans un lieu inconnu. Il ne se souvient de rien, il ne sait pas pourquoi il est là et doit apprendre à vivre dans une nouvelle communauté de personnes dans la même situation. Dans ce paysage inconnu, aucune échappatoire. Si ce n’est un gigantesque labyrinthe, peuplé de bêtes féroces qui rôdent la nuit. Thomas, combattif et déterminé, veut explorer le labyrinthe pour s’échapper et libérer ses compagnons. Mais il va rapidement se rendre compte qu’il s’attaque à une force nettement supérieure…

 

Eh oui, encore un film dystopique à l’affiche ! Nous n’en avions pas eu assez avec Hunger Games (dont le troisième volet est à venir) ou Divergent. On retrouve donc les éléments classiques, qu’on ne présente plus : des jeunes, pris au piège d’un système surpuissant qui les dépasse, des trahisons et faux-semblants, un héros vaillant et courageux que rien n’arrête… Bref, le couplet habituel. Seul originalité du Labyrinthe : les personnages ne sont pas remués par leurs hormones. Aucune romance à signaler pour le moment, malgré la présence d’un personnage féminin. Mais restons sur nos gardes : ce n’est que le premier film.

 

Jusqu’ici, rien de bien folichon donc. Mais Labyrinthe  a, de prime abord, l’air plus angoissant que ses confrères. Ce décor qui rendrait claustrophobe apparaît comme oppressant, cauchemardesque. Ces personnages, sans souvenirs semblent plus déshumanisés encore, car sans attaches. Ils n’ont rien, si ce n’est l’instinct de survie et le vain espoir d’un temps meilleur.

 

Mais finalement, ces éléments sont plutôt une faiblesse pour le film. Difficile de ressentir de l’empathie pour des personnages dont on ne sait rien. Impossible donc de comprendre leurs personnalités, de leur apporter une certaine profondeur ou même de les différencier. A cela s’ajoute un seul personnage féminin, très mis en valeur sur l’affiche, qui finalement ne dit pas trois mots durant le film. Cet aspect, mêlé au cadre rendent le film froid, distancié. L’angoisse n’est pas non plus au rendez-vous, puisque les fameuses bêtes surnommés « griffeurs » aux multiples pattes ne feraient même pas peur à un arachnophobe. Enfin, le plus gros de l’action est conclut en à peine quelques minutes, le dénouement est flou et incohérent… Bref, le film s’enfonce dans un dédale sans réussir à en sortir.

 

Une suite est normalement prévue, puisqu’il s’agit de l’adaptation d’une saga à succès pour adolescent. Autant dire qu’on passera notre chemin.

Secrétaire et rédactrice pour le magazine, je m'intéresse surtout au cinéma, aux séries et la pop culture.

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