INDIGNÉS – Nous sommes Charlie

 

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Ce matin, la liberté d’expression a été assassinée. Et avec elle, de grands journalistes et dessinateurs de presse. Cabu, Charb, Wolinski, Tignous et Honoré. Les étudiants de l’IUT de Lannion se sont mobilisés pour soutenir le journal en organisant un rassemblement qui a réuni plus de 500 Lannionnais mercredi soir.

La rédaction du journal satirique Charlie Hebdo a été prise d’assaut mercredi vers 11H30 à Paris par trois hommes armés. Douze personnes ont péri dans ce bain de sang, dont deux policiers. Les terroristes, activement recherchés aujourd’hui, se revendiqueraient d’Al Quaïda. Filmés par des journalistes cachés sur un toit près du siège du journal satirique, ils ont déclaré en pleine action vouloir « venger le prophète Mohammed ». Après les attaques, les médias et représentants politique du monde entier ont réagi. Suite à son discours mercredi soir, François Hollande a déclaré la journée du 8 janvier comme une journée de deuil national.

Mais la kalachnikov n’a pas vaincu la plume. L’encre coulera encore et toujours. Pour la liberté. C’est ce que les étudiants de l’IUT de Lannion, futurs Charlies, ainsi que les enseignants ont voulu relever ces dernières heures. Sur les réseaux sociaux, ils ont lancé un appel à soutiens au journal. Le slogan #SoutienCharlie a accompagné de nombreuses photos sur Twitter et Facebook. Et ils n’ont pas arrêté d’être diffusé et repris par les médias nationaux, avec une photo reprise par le site 20minutes.fr.

« Notre arme, c’est notre conscience »

Les étudiants ont d’ailleurs appelé toute la commune à se rassembler devant la mairie à 19 heures, ce mercredi 8 janvier. Plus de 500 personnes ont répondu à l’indignation. Muni de banderoles, bougies et de leur révolte, les Lannionnais ont écouté le discours des élèves et du mairie.  Face au micro, la voix tremblante de Gwenvaël Delanoë a ému le public, en déclarant au nom de ses camarades « qu’en tant qu’étudiants en journalisme, on a envie de dire à la profession qu’on va continuer de défendre la liberté d’expression, de la presse et de la démocratie ». L’étudiant breton a également mis en garde contre les amalgames en soulignant qu’il faut « lutter contre le fanatisme et l’islamophobie ». Qu’il ne faut pas tomber dans les généralités, comme on a pu voir sur les réseaux sociaux où « beaucoup de commentaires ont tourné à la haine raciale« . Le jeune indigné a terminé son discours en déclarant : « notre arme c’est notre conscience ».

Le maire de Lannion, Paul Le Bihan, a également souhaité se prononcer sur cette « acte ignoble et barbare« . « La démocratie c’est la liberté de chacun de dire ce qu’il veut et de dessiner ce qu’il a envie, et c’est pour ça qu’il faut se mobiliser« , a-t-il déclaré.

Sur place, de futurs professionnels de la presse et lecteurs de Charlie Hebdo ont également témoigné leur indignation lors du rassemblement. Le commentaire n’ajouterait rien à ces témoignages sonores. Leur parole suffit.

Il n’y a pas de mot pour décrire ce crime. Brandissons nos plumes, nos pensées et nos scandales. Au nom du 7 janvier, au nom de Charlie, et de tous les journalistes morts pour avoir exercer leur métier.

 

Joséphine Van Glabeke

Journaliste en formation à l'IUT de Lannion. Très curieuse, je m'intéresse à tout, mais j'ai un petit faible pour le monde du cinéma, de la musique et de la culture en générale.

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