FRINGUES – Mauvais démarrage pour les soldes à Lannion

Quelques jours après les dramatiques attentats qui ont bouleversé le pays, les commerces tirent un premier bilan. Alors que les soldes d’hiver viennent d’être lancées, les vendeurs lannionais remarquent une nette baisse de la consommation.

 

Les soldes d’hiver se terminent le 17 février.

 

Rue des Augustins, mercredi matin. Quelques promeneurs au pas décidé foulent les dalles de la rue commerçante. Ils ne sont pas nombreux, mais certains d’entre eux franchissent les portes des magasins. Les vendeurs rangent quant à eux quelques articles sur les étals. La deuxième démarque débute ce mercredi alors que le bilan de la première semaine est contrasté. Mais pas question pour les commerces de se résigner.

« Les clients qui adhèrent aux soldes seront toujours là »

Le mouvement de foule traditionnel du samedi matin n’a pas eu lieu à Lannion. Pourtant, Laetitia ne remarque pas de changement important par rapport aux chiffres des années précédentes. « Il n’y a pas eu de vrai rush cette fois-ci, mais les clients qui adhèrent aux soldes seront toujours là », constate la gérante de Bonobo avec le sourire. « Contrairement à Paris, je pense que les gens n’ont pas eu peur. »

En effet, avec la mise en place du plan Vigipirate dans la capitale, l’alerte attentat était à son plus haut niveau. La responsable du magasin n’a cependant pas ressenti de conséquences économiques dans son commerce. Elle note tout de même que « les gens qui sont présents viennent seulement pour acheter. Ils ne viennent pas se balader, comme d’habitude. »

Un faux départ

Si certains commerçants ne souffrent pas du contexte actuel en France, d’autres vendent moins que les autres années. Noella, vendeuse à Jules, s’interroge : « Peut-être que les gens ont oublié les soldes, après tout ce qu’il s’est passé. » Le matin de l’attentat, la jeune femme remarque qu’il y avait du monde dans les rues. Dans l’après midi, « les gens arrivaient par vagues », et la fréquentation était inconstante.

Cette tendance s’est poursuivie les jours suivants. Dominique, gérante du magasin Yves Rocher, constate en effet une véritable baisse des ventes à la fin de la semaine. « Sur trois jours, j’ai constaté une diminution du chiffre d’affaire allant de 10 à 20 %. Heureusement, les ventes sont reparties depuis lundi… » La responsable relativise : « Les Lannionnais ont privilégié l’actualité à la consommation. »

Cloé Magister

J'apprends plein de trucs sur le journalisme à l'IUT de Lannion et je parle parfois dans ta Radio TTU. Inconditionnelle amoureuse de la photo qui rêve un peu trop souvent de voyages. Et même que j'ai un compte twitter.

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