I ME MINE – « Unir nos forces, un peu comme les Power Rangers »

 

I Me Mine, entre psyché et mélodies entêtantes. / Chris Rod Photo

 

Jean-Louis Brossard les avait rencontrés dans le off du off du Printemps de Bourges, dans une caravane sur le parking du festival. I Me Mine fait désormais partie des artistes qui peuvent dire « j’ai été programmé aux Transmusicales de Rennes ». Nous les avons rencontrés deux heures après leur concert. Rencontre avec Guillaume (batterie), Sam (basse, chant, guitare) et Fred (guitare et chant), les membres de I Me Mine, venus tout droit du sud-ouest de la France.

 

Programmé vendredi 5 décembre à 16h10, le groupe ne cache pas son appréhension mais donne tout sur scène, quitte à ajouter des moyens exceptionnels. « Pour le concert, deux techniciens en son et lumière sont présents, d’habitude ils ne nous accompagnent pas ». Des moyens importants mais nécessaires. « Pour nous, les Transmusicales, c’est une étape, c’est se faire découvrir mais c’est surtout jouer dans un festival historique et voir encore plus grand après.» C’est vrai que Jean-Louis Brossard a dû apprécier le groupe qui clame fièrement : « il est déjà venu nous voir jouer cinq fois, un record personnel ! »

I Me Mine, un mélange de genre

On associe souvent I Me Mine à deux influences : les années 60 et l’univers des Pink Floyd, pour son coté psychédélique. On a voulu creuser la question, Sam nous répond.

« I Me Mine, c’est un mélange d’électro un peu dure avec des moments psychédéliques un peu rêveurs qui finissent en cauchemar. Nous, on y ajoute d’autres influences pour ne pas faire que du psyché qui plane. Et les gens sont attentifs ou étonnés en concert. On travaille dans leurs subconscients, certains ferment les yeux et bougent de manière lente. Le psychédélisme nous permet de sortir de la réalité. Après, pour le côté années 60, on le retrouve dans le coté mélodique des chansons entêtantes. On s’inspire aussi beaucoup d’ambiances de films ».

Le trio, une formule dans laquelle on ne peut pas se cacher

The Police, Jimi Hendrix Experience, Nirvana, des groupes qui ont marqué l’histoire du rock, alors qu’ils n’étaient que trois, alors pourquoi pas I Me Mine ? « On nous demande des fois pourquoi on ne rajouterait pas quelqu’un d’autre pour remplacer nos machines (boite à rythmes). Mais la formule trio marche super bien, et sur scène, ça nous donne plus de prestance, on est plus efficace. » Un trio qui s’est formé il y a plus de deux ans. Fred, Sam, et Guillaume avaient chacun leur groupe avant I Me Mine mais « on était les membres qui en voulaient le plus, les groupes ont splité et on a décidé d’unir nos forces…un peu comme les Power Rangers », précise Fred.

« Avancer, un impératif pour nous »

Concerts, festivals, sorties d’album, de quoi s’occuper pour 2015. En effet, le groupe sortira son vinyle 45 tours cette année, « On a encore des choix de morceaux à faire, on doit aussi enregistrer de nouvelles parties de morceaux, on ne peut pas dire un mois particulier mais c’est un impératif pour nous il faut avancer, c’est important d’avoir un album à défendre en tournée. »

Et il y a des motifs de satisfaction, car le groupe qui finançait en partie son 45 tours grâce a la plate-forme Kisskiss BankBank a réussi atteindre son objectif de récolte le 8 décembre, soit deux mois avant la date initialement prévue.

 

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