SURVITAMINÉ – « Constance, ça signifie quelque chose ! » 

Constance
Les 5 membres du groupes : Quentin, Anthony, Pierre B, Pierre et Mathis. Photo Aloïs Lecerf

 

Créateurs d’une pop survitaminée, les cinq Rennais d’Olympia Fields ont dévoilé leur nouveau projet le 25 janvier. Après deux EP et une centaine de dates en trois ans, le groupe se recentre et répond maintenant au nom de Constance. Mathis, guitariste et Anthony, bassiste, expliquent ce changement.

 

Après trois ans avec Olympia Fields, quel bilan tirez-vous ?

  • Anthony : Durant ces trois années, on a vraiment découvert la scène musicale professionnelle en France. Nos premiers concerts et nos premiers enregistrements ont été très enrichissants.
  • Mathis : Le point primordial, c’est quand même la rencontre avec notre ingénieur son Clément Champigny, en 2012 au Carré Sévigné (salle de Cesson-Sévigné). On a appris à mort grâce à ce genre de rencontres lors des festivals comme I’m from Rennes par exemple.

Une page se tourne, avec Constance. D’où vient ce besoin ?

  • Anthony : Il y a un an, Apollo Cries, notre deuxième EP, a mis du temps à sortir, au point d’en perdre la ligne directrice. Ensuite, il y a eu une vraie remise en question : Pierre Barret (la voix) se sentant plus à l’aise en français, on a décidé d’arrêter de jouer en anglais. L’objectif est de faire quelque chose qui nous ressemble vraiment. L’idée de changer de nom est alors venue s’ajouter au projet naturellement.
  • Mathis : Avec Constance, on part sur un projet musical différent, plus orienté cold wave, en français. Lorsque Pierre composait en anglais, on cherchait juste quelque chose qui sonnait bien : sa voix s’ajoutait au morceau, tel un instrument. En français, les textes sont de meilleure qualité, sa voix s’accorde vraiment à l’univers et prend une place plus importante.

Certains artistes vous ont-ils influencé sur ce changement ?

  • M. : C’est vrai que j’écoute pas mal de dream pop et de cold wave sombre et violente. Comme The KVB, BRNS, Ytpo et parfois il m’arrive de réécouter les albums de Radiohead.
  • A. : Quant à moi, par rapport à la basse, je suis plutôt influencé par des groupes post punk, tel que Soviet Soviet. Une manière de jouer que j’essaye de faire passer avec Constance.

D’ailleurs, pourquoi Constance ?

  • M. : Un jour en répétition, lorsqu’on commençait à changer d’identité musicale, j’ai proposé aux gars de changer de nom. Ils étaient tous d’accord. Pierre a proposé Constance. Nous avons tous accrochés direct. Constance, ça sonne bien et ça veut dire plusieurs choses. Cela signifie d’abord la persévérance, mais aussi le fait que quelque chose ne varie pas. Les sens du mots correspondent bien à l’objectif du projet. Notre prochain EP suivra une ligne directrice bien définie.
  • A. : Puis Constance, c’est un prénom de fille intemporel et joli à la fois.

Se refaire un nom, c’est effrayant ?

  • M. : C’est sûr qu’on appréhende un peu. Je ne me fais pas trop de soucis sachant que notre univers nous correspond parfaitement.
  • A. : À vrai dire, je trouve ça assez stimulant de repartir de zéro. Aujourd’hui, on a un minimum d’expérience pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Quel genre d’erreurs ?

  • A. : Avec Olympia Fields, tout est venu trop vite. Je ne pense pas qu’on était prêts à assurer autant de dates. Du coup, nos premiers concerts étaient assez laborieux parce qu’on a brûlé des étapes importantes.

Justement quel est votre pire souvenir de tournée ?

  • M. : Lors de notre passage à l’Antipode, lors du festival I’m from Rennes, c’était une catastrophe.
  • A. : Oh ouais ! Le soir, on s’est mis beaucoup trop de pression, sur des détails en plus. Un live complètement foiré face à l’attente du public. Il y avait beaucoup d’attente de la part du public et on a pas su gérer tout ça. Bref, sale expérience ! (rires)

Quelles sont ambitions avec Constance, pour 2015 ?

  • A. : Le 26 février, on présente le nouveau live au 1988 Live Club, à Rennes. Et puis les dates tomberont plus tard avec les premiers retours des concerts et de nos sorties. Pas de prises de tête.
  • M. : On a pris plusieurs claques par le passé, si bien qu’on est prêt à affronter les prochaines dates avec plus d’assurance.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *