#YES – « L’application Yool redéfinit le cool ! »

Un appartement aux murs recouverts de dessins, de schémas et de post-it. Baptiste Jamin, 20 ans, et Quentin de Quelen, 21 ans, cohabitent dans la résidence Haute-Rive à Lannion. Tous deux étudiants à l’Enssat, une école d’ingénieurs à Lannion, ils sont développeurs de l’application Yool. Elle permet à ses utilisateurs de se lancer des invitations en fonction de leurs envies et de se rencontrer. L’appli, en projet depuis septembre 2014, sortira le 2 mars prochain.

 

Les deux étudiants développeurs du projet Yool.

Quel est le but de cette application ?

Elle permet de rencontrer des gens. Les utilisateurs partagent leurs envies via des hashtags (#). Si un utilisateur  envoie : « qui veut boire un #café à 15 h ? », d’autres yoolers peuvent lui répondre pour qu’ils se rejoignent. Les messages sont des « yool » de 141 caractères pour décrire son envie. L’appli est géolocalisée, les autres utilisateurs apparaissent sur l’écran en fonction de la proximité : très proche (0-5 km), proche (5-50 km) et loin (plus de 50 km).

Comment l’idée vous est-elle venue ?

L’idée ne vient pas de nous. En septembre 2014, nous avons participé à un start-up week-end, à Nantes. Nous nous sommes retrouvés dans une équipe où les deux personnes à la tête avaient une idée qui nous plaisait. Nous avons travaillé en équipe sur ce projet.

Le week-end entier a été consacré à la réflexion d’un concept de start-up. Les gens s’organisent par équipe et travaillent ensemble tout le week-end. Le vendredi soir, les groupes s’organisent en fonction des idées et le dimanche soir, il y a un pitch puis le jury délibère. Nous avons obtenu le coup de cœur du jury !

Pendant 54 heures, on a travaillé non-stop, du vendredi soir au dimanche soir, quasiment sans dormir. C’est assez fatiguant et le cerveau est en ébullition ou se fatigue. Les idées de chacun s’entremêlent également. Mais le groupe était formidable, ce qui a simplifié les choses. Il y avait un réel esprit d’équipe et beaucoup se connaissaient déjà entre eux.

Pourquoi ce nom, « Yool » ?

On ne sait même pas qui a eu l’idée… Le samedi soir, vers deux – trois heures du matin, nous faisions un brainstorming. Quelqu’un a sorti le mot : tout le monde s’est arrêté net ! Ce nom peut avoir plusieurs significations.

Yool s’adresse aux jeunes notamment, c’est donc le mélange de « young » et « cool ». Mais le nom est aussi une contraction entre « yes » et « cool », en référence au film Yes Man, où Jim Carrey est un personnage disant « oui » à tout. Or, sur notre appli, les utilisateurs disent « oui » aux envies des autres.

Yool n’est-il destiné qu’aux jeunes ?

En réalité, l’application est destinée à tout le monde. Même une personne de 70 ans qui est cool et veut rencontrer des gens peut l’utiliser ! C’est ouvert à chacun. Mais Yool est idéal pour deux catégories d’âge : les 18-25 ans et les 25-35 ans. L’application pourrait être utilisée par les jeunes qui s’installent dans une nouvelle ville. Grâce aux invitations lancées, les yoolers peuvent en rencontrer d’autres près de chez eux.

Avez-vous été inspiré par d’autres applications ?

Il y a évidemment des sites et applications incontournables dont on a essayé de se détacher, comme Facebook et Twitter. Mais nous n’avons pas voulu copier les applis de rencontre préexistantes. On a préféré créer un outil plutôt qu’un usage. « Yool » est le concept de la redéfinition du cool. Selon nous, le cool représente l’humour et l’ouverture d’esprit ; un esprit décalé et avant-gardiste. Le « yool » est la « next step » du cool. Le « yool » ne s’explique pas, ça se vit !

Comment avez-vous financé votre projet et pourquoi avoir fait le choix d’une application gratuite ?

On l’a surtout financé par du temps. Créer une application représente beaucoup de temps. On a dû dépensé un peu d’argent de notre poche également. Le budget représente environ 600 € sur tout le projet, en comptant le nom, la location des serveurs et même les autocollants !

On ne voulait pas d’une application payante ou gagner de l’argent grâce à la publicité. Si beaucoup d’applications n’ont pas marché, c’est qu’elles ont essayé de s’enrichir. Selon nous, ce n’est pas « yool ». Les gens ne sont pas intéressés par ce côté-là. On préfère une application gratuite, qui nous corresponde totalement.

Quelle est la date de sortie de l’application et sur quels systèmes d’exploitation sera-t-elle disponible ?

Elle sortira le 2 mars ! Aujourd’hui, Yool est encore dans la phase de test sur Android et iOS. Elle n’est pas encore compatible sur Windows Phone, même si la sortie sur cette plate-forme était initialement prévue.

Il y a désormais 30 yoolers sur l’appli. Sur notre site web, les gens peuvent s’inscrire en renseignant leur adresse e-mail. Ils pourront ainsi tester la version beta, c’est-à-dire la première version. 130 internautes se sont inscrits sur le site web. D’ailleurs, la première ébauche du site s’est retrouvée référencée sur Google et nous avions eu plus de 1 000 visites, sans en avoir parlé ! La machine à communication n’a pas encore été lancée. Le bouche à oreille fonctionne parfaitement. Il se pourrait bien que l’application ait du succès…

De qui l’équipe est-elle constituée ?

Aujourd’hui, nous sommes quatre de manière constante. Toutefois, les autres aident et nous viennent en renfort. On a un groupe privé sur Facebook où l’on peut discuter du projet tous ensemble. Tout le monde a le droit de vote !

A l’origine, nous étions dix, dont quatre développeurs. Nicolas Ha a contribué jusqu’à récemment et reprendra prochainement ; Mathieu Mescam, lui, s’est vu contraint d’arrêter pour se consacrer à ses études. Au pôle marketing et communication, le noyau dur est constitué de deux personnes : Nicolas Merian et Romain Charpentier. Ce sont eux qui gèrent le projet et organisent tout derrière. Le groupe possède également deux graphistes : Elina Barbeau et Alice Léonard. Deux autres personnes faisaient parties du projet mais ont arrêté après le start-up week-end.

Avez-vous d’autres projets ?

On a un mur à idée ! On en élimine beaucoup. Pour l’instant, quatre nous plaisent, dont une qui sera déclenchée après Yool…

Louise Raulais

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