PANORAMAS – Boris Brejcha, son interview avant le grand show

Boris Breja avec son fameux masque, qui fait depuis sa renommée. / Photo DR

Boris Brejcha avec son fameux masque, qui fait depuis sa renommée. / Photo DR

Après avoir rencontré le DJ producteur allemand Boris Brejcha au festival des Transmusicales fin 2014, seulement quelques heures avant son show, nous vous livrons son interview, alors que l’affiche morlaisienne de Panoramas approche à grands pas.

 

Déjà présent en 2013 à Pano, Boris Brejcha, le DJ allemand aux couleurs house et aux mélodies techno se dit être « a bit of everything ». Véritable figure de la scène électronique aujourd’hui, c’est pourtant en Amérique du Sud que Boris Brejcha débuta il y a 7 ans. Explications.

Commencer en tant que DJ en Allemagne, ça prend du temps!”

Digitalism, Boys Noize, Paul Kalkbrenner, un point commun entre ces DJ : la scène musicale électronique allemande. Boris Brejcha rejoint l’équipe à quelques nuances près. Il raconte :

« En Allemagne, la scène électronique est très bonne. Nous avons beaucoup de house à Berlin et beaucoup de techno dans le sud de l’Allemagne. Mais si tu commences en tant que producteur, il faut du temps, parce qu’en Allemagne, il y a vraiment beaucoup de monde (artistes électros). Tu peux aller à Berlin une nuit, et visiter huit clubs avec différents DJ. Si tu commences en tant que DJ en Allemagne ça prend du temps, tu dois te faire connaître. Et c’était la même chose pour moi, je n’ai joué qu’une fois en deux ans, en Allemagne, à mes débuts. Maintenant, après six ans j’y joue beaucoup, mais c’était difficile. ”

La recette Brejcha qui fonctionne

Et c’est en réalité sans rien planifier que Boris Brejcha fait décoller sa carrière. Son tremplin, c’est le Brésil.

« En novembre 2006, j’ai sorti mon premier morceau. Un mois plus tard, beaucoup de Brésiliens m’ont écrit sur MySpace pour me dire que beaucoup de clubs et de DJ jouaient ma musique. En décembre 2006, j’y suis allé et j’y ai fait mon premier concert. »

C’est d’ailleurs au Brésil qu’il se munit de son fameux masque sur scène. Une idée qui lui est venue par hasard. “Au début, porter un masque, c’était juste une blague. Lors de mon premier concert au Brésil je me suis dit : « Il y a ce carnaval là bas… il faut que je sois différent des autres artistes… Bon et si je prenais ce masque ?! » Et depuis tous le monde aime le voir et je pense que c’est une bonne chose. Avec le masque, la musique, la lumière, ça fait mystique !“

2015 : Une année pleine de projets

Fin 2014, Boris Brejcha nous parlait de ses projets, de l’avenir : lancement de son propre label, travail sur son show et perfectionnement sont au programme. « L’année prochaine, nous lançons mon propre label. Son nom, c’est « Fucking Serious ». Après, nous retournons au Brésil avec les artistes du label pour se lancer. L’idée c’est de faire des « special night » comme des « Fucking serious night », peut-être avec le masque… Ce sont encore des projets. »

Brejcha, la fiche technique

La chanson qu’il aime mais dont il a honte : Diamonds, Rihanna

L’endroit où il rêve de jouer : le Sahar Club, à Krasnodar en Russie.

La playlist qui va bien

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