EAG-OL 1-3 – L’armada lyonnaise étouffe Guingamp

 

Fékir et les Lyonnais ont pris le dessus sur les Guingampais de Matisse. / Photo PQR – Ouest-France

Une exclusion, trois cartons jaunes : la rencontre entre les Costarmoricains et les Lyonnais a été quelque peu agitée. Un match sous tension, les Lyonnais se devant de gagner, pour aller chercher la première place du championnat. Quant aux Guingampais, ils n’ont pas tenu le choc.

 

« On est tombé face à une équipe bien plus forte que nous », admettait Jocelyn Gourvennec, entraîneur de l’En Avant de Guingamp. Le début du match apporte des occasions aux deux équipes. Le jeu des Costarmoricains reste très discipliné, avec un bloc défensif bien en place, et réactif face aux fulgurances lyonnaises. C’était sans compter sur l’énorme boulette du gardien international danois, Jonas Lössl. Sur une frappe sèche mais peu précise de Fékir aux 25 mètres, le portier guingampais se troue et laisse filer la balle au fond de ses filets, dans la stupeur générale.

“Il y a eu deux temps dans le match. Jusqu’au but de Fékir, on est extrêmement disciplinés, très compacts, ils ne trouvent pas de solutions, ils n’ont pas de situations chaudes et on contrôle à peu près bien. Mais comme on la gardait pas bien du tout c’est vite revenu, c’est ce qui a été problématique dans un premier temps”, reconnaissait Gourvennec à la fin du match. “Nous avons été efficaces et opportunistes. Le premier but nous a ouvert la bonne voie. Nous avons fait preuve d’une relative intelligence de jeu », se satisfaisait Hubert Fournier, le coach rhonalpin.

Le Roudoudou sous tension

L’ intelligence de jeu, elle se trouve déjà dans l’appel de Lacazette, accroché inintentionnellement par Sankoh dans la zone de vérité. Le pénalty du capitaine de l’OL sonne alors le glas des espoirs bretons. « On avait du retard et on en a eu encore plus. Je trouve que le penalty, même si c’est une petite bêtise de Baïssama Sankoh, ça se siffle, parce qu’il [Lacazette] le déséquilibre », se désolait Gourvennec.

Un coup du sort n’arrivant jamais seul, Kerbrat se fait exclure sur un tacle en retard, dans la bronca du Roudourou. Les images montrent en effet que le rouge est extrêmement sévère, le pied de Kerbrat effleurant à peine celui de Jordan Ferri. “Peut-être que M. Turpin voulait protéger les joueurs. Mais je n’ai pas vu de gestes qui méritaient de sortir de nombreux cartons », concédait même Hubert Fournier.

Gourvennec, lui, était un poil plus remonté en conférence de presse, blâmant « un carton rouge injustifié ». Il envisage de faire appel de ce carton pour lever la suspension de l’emblématique défenseur du club. “Il peut y avoir débat sur un éventuel carton jaune, mais un carton rouge est complètement injustifié. Je pense que le club va faire une demande pour qu’il soit annulé. La demande ne sera pas forcément traitée à temps, mais on la fera quand même. »

La deuxième mi-temps sera, elle, bien moins agitée, entre des Lyonnais sûrs de leur résultat, et des Guingampais voulant éviter de prendre une valise pour un des derniers matchs de la saison à domicile. Si Clinton Njie inscrit une frappe enroulée sur un contre à la 61ème, les Guingampais retrouvent leur rigueur défensive. « A 3-0 et dix contre onze ça aurait pu finir en valise, ça n’a pas été le cas. » Claudio Beauvue sauve même l’honneur des bretons en inscrivant un but à la 79ème minute. De quoi agacer un petit peu Hubert Fournier, car le championnat pourrait très bien se jouer cette année à la dernière journée, au goal-average.

En route vers la première place

Les Lyonnais, eux, s’envolent vers le titre, en distançant l’OM et le PSG à 7 longueurs de la fin. Il leur faudra gérer deux matchs à domicile, le premier contre Bastia, et le deuxième contre le rival de toujours, Saint-Etienne. “J’ai le sentiment qu’il y quelque chose qui est en train de se passer. Il y a une union sacrée qui fait qu’on se dit : pourquoi pas ? Je pense qu’il y a une chance sérieuse, il y a un calendrier qui est plutôt favorable, qui sont évidemment des opportunités de prendre six points. [Si on le fait], on sera très durs à battre. Il y a une histoire à écrire.”, expliquait sur le ton de la confidence le président de l’OL, Jean-Michel Aulas.

 

 

Quand à l’EAG, « il faut maintenant regarder devant », insiste Jocelyn Gourvennec. Le club se prépare à la rencontre de mardi face à Auxerre, pour la demi-finale de la coupe de France, un match qui pourrait être très piégeur face à des Bourguignons en grande forme et à domicile. Peu d’inquiétude en revanche pour le maintien, l’EAG pointant à sept longueurs du premier relégable, Toulouse.

Hugo Puffeney

Journaliste en formation à l'IUT de Lannion, j'ai été président pendant une belle année de Report Ouest (2014-2015). Je passe la main, mais j'ai encore le nec plus ultra du web : un compte Twitter.

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