SERVICE PUBLIC – Quand La Poste lâche le monde rural

La Poste va-t-elle abandonner le monde rural ? / Photo CC – Alexandre Duret-Lutz

La Poste fait-elle toujours du service public ? Passé en 2010 sous le régime de la société anonyme, le groupe La Poste ne cesse de défrayer la chronique dans les journaux locaux, avec la fermeture de ses bureaux de poste. Pressées par leurs administrés et la volonté d’éviter l’exil rural, les communes reprennent le service de la distribution postale à leur compte : on appelle cela les « agences postales communales ». Un joli néologisme pour indiquer que, désormais, les employés agissant pour le compte de La Poste sont en fait des agents municipaux, à qui on sous-traite l’activité de guichetier.

Certains commerçants peuvent également endosser les responsabilités de La Poste et devenir des « relais postaux commerçants ». Là encore, contre rétribution, le propriétaire de l’enseigne assure les services postaux. Le groupe dirigé par Phillipe Wahl peut encore se targuer de diriger plus de 17 000 points de contact à travers la France. Néanmoins, la Poste semble bien déterminée à délaisser sa mission principale de service public, forcément très coûteuse mais essentielle pour les populations éloignées.

Passez votre souris sur les points pour obtenir plus d’informations


Cette infographie est réalisée avec les dernières informations publiées par le groupe, en date du 8 juillet 2013 (reprises ici, sur data.gouv.fr). Si la situation présentée par ce tableau n’est pas une généralité dans toute la France, elle montre cependant une tendance à la raréfaction des bureaux de poste en milieu rural, au profit des agences communales et des relais commerçants.

Le groupe est encore soumis, pour 15 ans à partir du 1er janvier 2011, à une obligation de « service universel postal ». La firme, détenue par l’État et la Caisse des Dépôts et Consignations, se prépare doucement mais sûrement à la fin de cette couverture forcée du territoire.

Hugo Puffeney

Journaliste en formation à l'IUT de Lannion, j'ai été président pendant une belle année de Report Ouest (2014-2015). Je passe la main, mais j'ai encore le nec plus ultra du web : un compte Twitter.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.