PSG-EAG : 6-0 – Six classes d’écart…

Dépassés dans tous les compartiments du jeu, les Guingampais n’ont pas résisté à l’ogre parisien. Et se sont faits sévèrement corriger.

Cavani rigole, Lössl et Kerbrat font la moue. Il n’y a pas eu de combat ce vendredi.

Il n’y a pas eu photo. Entre une équipe déjà maintenue et une autre luttant pour le titre de champion, le combat n’a pas eu lieu. Les hommes de Gourvennec n’ont même pas eu le temps d’espérer quoi que ce soit, Cavani s’étant chargé de les doucher d’entrée. Après une belle ouverture de Pastore, Aurier centrait pour la reprise de l’Uruguayen (1-0, 2′). Un gros coup sur la tête des Bretons qui ne s’en relèveront pas. Ibrahimovic se chargeait de doubler la mise, après un petit festival de Verrati (2-0, 18′).

Entre temps, Beauvue s’était illustré d’un magnifique coup franc des 40 mètres, claqué en corner par Sirigu (13′). Pas de quoi enrayer la dynamique parisienne, même si le score n’évoluait pas jusqu’à la mi-temps. Mais les stars parisiennes survolaient la rencontre, à l’image d’un Verratti excellent de facilité. « On n’est pas entré dans le match comme il fallait, regrettait Mandanne en zone mixte. On les a regardés jouer, et après, ils ont déroulé. » Le petit hibou (surnom de Verratti) du PSG commentait : « Que ce soit Guingamp ou une autre équipe, quand on joue à ce niveau, c’est difficile pour les autres de faire le poids. On a fait un gros match, notamment dans le pressing ».

« Ils ont joué une partition parfaite »

Un passage au vestiaire, et Paris reprenait sa marche en avant. Zlatan décalait Cavani, qui inscrivait son deuxième but de la soirée (3-0, 51′). Les deux compères, acteurs phares de ce 4-4-2 en losange concocté par Laurent Blanc, prouvaient qu’ils pouvaient être alignés ensemble, sans altérer l’équilibre de l’équipe. Le Guingampais Salibur se montrait admiratif : « Ibrahimovic et Cavani sont des grands joueurs, c’est difficile de rivaliser. »

Dans la foulée, Maxwell, d’une tête rageuse, enfonçait le clou, à la suite d’un très bon travail du Suédois (4-0, 56′). La passivité et la naïveté de la défense guingampaise étaient sanctionnées immédiatement. Cavani en profitait également pour y aller de son premier triplé en Ligue 1, en mystifiant Lössl (5-0, 71′). Le public appréciait et des « Cavani, Cavani » sortaient des tribunes du Parc des Princes. Paris n’était pas rassasié et Zlatan Ibrahimovic, déjà auteur d’un but et de deux passes décisives, était accroché dans la surface par un Jérémy Sorbon nageant en plein naufrage, et se faisait justice (6-0, 90′). Jeu, set et match.

Le score est cruel pour les Guingampais, mais mérité. Il aurait fallu faire preuve de plus de hargne, de maîtrise technique et tactique. Mais en face, ce n’était pas des peintres… « Il y avait trop d’écart entre eux et nous. Ils ont joué une partition parfaite et nous, on a subi », concluait Gourvennec, impatient de faire oublier cette sale virée parisienne. Paris, lui, file vers le titre.

PARIS SG – GUINGAMP : 6-0 (2-0).
Arbitre : M. Moreira. 46 683 spectateurs

BUTS. Cavani (2′, 52′, 70′), Ibrahimovic (18′, 90′ sp), Maxwell (56′).
AVERTISSEMENTS.Paris SG : Ibrahimovic (30′). Guingamp : Sankharé (54′), Lemaître (90’+2).

PARIS SG: Sirigu – Aurier, Thiago Silva (cap.), Marquinhos, Maxwell – Verratti, Cabaye (Lucas, 69′) Matuidi (Rabiot, 77′) – Pastore (Lavezzi, 77′) – Cavani, Ibrahimovic. Entraîneur : Laurent Blanc.

GUINGAMP : Lössl – Jacobsen, Kerbrat, Sorbon, Lemaitre – Mathis (cap.), Sankharé – Beauvue, Marveaux (Cardy, 87′), Giresse (Diallo, 60′) – Mandanne (Salibur, 71′). Entraîneur : Jocelyn Gourvennec.

Pierre Léziart

Etudiant en journalisme à Lannion, chroniqueur sur Radio TTU, passionné de sport. #SB29 Suivez-moi sur Twitter ou consultez mon CV

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