VIEILLES CHARRUES – Quatre jours de fête en résumé

Les Vieilles Charrues a été, comme à son habitude, quatre jours de fête. Avec près de 202 000 entrées payantes, le festival a fait plus que ce qu’il n’espérait. Retour sur ces quatre jours de fête et de musiques.

 

Le festival commence dès jeudi midi par une première découverte : les bracelets Moneiz, dont le festival a vanté les mérites. Moins esthétiques mais plus pratiques, ils permettent de faciliter le transfert d’argent sur le site.

Après une petite visite de l’endroit, peu de choses ont changé par rapport aux années précédentes. Les points Moneiz ont fleuri un peu partout mais la disposition reste la même. Le château d’Alice avec les horloges folles remplace le dragon de l’année dernière.

Les concerts ne commencent qu’en fin d’après-midi mais les alentours du site ressemblent à une fourmilière de festivaliers qui s’installent. Vers 17 h 30, les portes s’ouvrent. Le temps d’aller découvrir des nouveaux gobelets visuellement semblables à ceux de l’année passée… mais de tailles différentes. Certains festivaliers s’exclament : « Les Vieilles Charrues ont mis vingt-quatre ans à découvrir les pintes, c’est long ! »

Un public au rendez-vous pour Muse

18h45. Le concert d’Anna Calvi commence. Une petite foule est amassée devant la rockeuse. La majorité des festivaliers attend déjà devant la scène Glenmor qui accueillera Muse. La chanteuse fait bouger un peu son public mais n’arrive pas à faire décoller les fans de Muse de leur places.

Soprano enchaine après Anna Calvi. Une partie de la foule va rejoindre les fans de Muse pour deux heures d’attentes, debout, avant le concert. La foule trépigne d’impatience lorsque les premières notes se font entendre. Le show est grandiose et Muse montre les muscles avec des chansons reprises par tout le public. Le concert se finit avec des ballons noirs sur la foule.

Les festivaliers étaient des milliers à attendre Muse, assis devant la scène des heures avant le concert. / Photo Yann Le Ny

C’est d’ailleurs la fin du premier et … dernier concert pour beaucoup, qui repartent avant que Brodinski n’ait le temps de commencer son mix. Il reste donc logiquement plus de place pour les spectateurs devant la scène pour danser sur les sons de son nouvel album. Le mix mélange à la perfection les sons des artistes de Bromance, son label, et de Brava, son album. Après une petite danse jusqu’à une heure du matin, il est temps de rentrer pour être en forme pour les trois jours restants.

Vendredi, les portes rouvrent à 15 h. Le spectacle commence dès le début avec la Grand Tribu Gwernig qui nous offre un spectacle plaisant. On enchaîne de suite avec Feu ! Chatterton. Le chanteur étonne et ravit en même temps le public avec ses images poétiques.

Vient ensuite le tour de Fragments du Label Charrues. Cette année encore, le pari est réussi. Le rock aérien de Fragments emporte le public. À peine ce troisième concert fini, que Caravan Palace commence. Une marée humaine s’est déplacée alors qu’il n’est que 17 h 40. Le groupe d’electro-swing fait danser une foule compacte devant la deuxième scène, Kerouac.

Certains festivaliers étaient déguisés pour l’occasion. / Photo Yann Le Ny

Le marathon sonore continue avec Cabadzi. Entre le chant et le rap, l’artiste remet, tout comme Feu ! Chatterton, la poésie au centre. Avant la fin du concert, il faut partir puisqu’Archive a déjà commencé son concert. Ils commencent par les chansons les plus connues comme Fuck U ou Bullets.

Après avoir repris des forces, il faut repartir sur la scène Graal pour le concert de Salut C’est Cool. Une question se pose alors : Qui est le plus fou entre le groupe et son public ? La sécurité est mise à rude épreuve pendant le concert alors que les festivaliers enchaînent des pogos géants sur quasiment toutes les chansons du groupe. Une partie des festivaliers exténués sort de la foule au bout d’une vingtaine de minutes pour danser plus librement à l’écart de la scène.

Ez3kiel calme l’ambiance, toujours sur la scène Graal. Ses sons hypnotiques sont parfaits pour continuer avec les Chemical Brothers. Finalement, on choisit The Chemical Brothers sur la scène Glenmor. Et c’est la bonne pioche, le concert est magistral ! Une démonstration de force du groupe qui fait sa release party (ils ont sorti leur nouvel album le jour du concert ndlr). Les lasers et les écrans transforment la prairie en rave-party géante jusqu’à 3 h.

Le tic tac de l’horloge folle n’était rien face aux basses des différentes scènes du festival. / Photo Yann Le Ny

Aurora, ou Alice aux pays des Charrues

De retour sur le site samedi, on rencontre Aurora, une jeune fille provenant de Norvège. Ses cheveux blonds donnent envie de la surnommer la petite Alice aux pays des Charrues. Elle fait vibrer le site avec sa voix magnifique. Dans une ambiance mystique, elle transporte rapidement le public dans son monde féerique.

Le public en redemande à la fin du spectacle et Aurora, toute émue par le public qui l’acclame, entame une dernière chanson pleine d’émotions. Aurora est sans doute la plus grosse découverte de ce festival 2015. Puis les concerts s’enchaînent encore.

On regrette le départ trop rapide de Damon Albarn qui ne sera resté que pour quelques chansons avec Toni Allen. Thylacine fait ensuite danser le public breton sur ses ambiances dansantes, tandis que Isaac Delusion balance une pop rock rafraîchissante.

The Strypes continue sur la scène Kerouac. Les chansons sont là, la volonté aussi mais rien de plus étonnant que sur l’album. S’ensuit une deuxième déception avec The Prodigy qui enchaîne ses tubes mais avec une trop grosse saturation et des balances mauvaises. Malgré l’énergie déployée par le chanteur, le concert n’est pas à la hauteur des Chemical Brothers qui étaient passés vendredi. SBTRKT et Madeon commencent en même temps des sets dansants mais très différents.

Alors que Madeon balance un electro dance qui bouge. SBTRKT fait voyager avec ses grosses basses accompagné de son groupe. Joey Starr conclut avec DJ Pone et le reste de la clique de Caribbean Dandee, le samedi, tout en provocation. Après avoir invité le public à lever le doigt en l’air, son acolyte Tüco lance une ode à la marijuana tout en allumant un pétard devant les dizaines de milliers de spectateurs.

Stand High Patrol clôture le festival sur la scène Graal avec 3 heures de dub. / Photo Yann Le Ny

Dimanche pluvieux pour les festivaliers

Le dernier jour des Vieilles Charrues commence sous la pluie pour les festivaliers. Brigitte a la chance de commencer son concert au sec et amasse le monde devant la grande scène. Mais le temps change vite et la pluie est assez forte durant les concerts de Dominique A et Joan Baez. Cette dernière entonne des chansons folk avec sa guitare devant un public courageux. Elle fait même plaisir aux bretons, en chantant « Tri Martolod ».

Le mauvais temps persiste devant London Grammar et The Drums. Alors que les américains de The Drums essayent de faire danser la foule avec leurs tubes pop, London Grammar envoûte le public sur la scène Glenmor. La Fine Equipe continue sur une pluie plus fine. Les festivaliers découvrent ainsi leur nouveau titre en collaboration avec Fakear. Le spectacle ravit le public comme les beatmakers conquis par Carhaix.

L’australien Flume arrive pour jouer un de ses derniers shows de l’année à 22 h. Alors que la pluie a quasiment cessé, le public saute et danse sur les hymnes d’une des nouvelles stars de la scène electro.
Le concert se finit et il est temps d’aller voir Stand High Patrol. Le groupe tente même un live de 3 h ! Marina T est invitée à chanter aux cotés de Pupajim, le chanteur du groupe. Les fans de dub sont ravis devant les grosses basses du groupe.

A la fin du festival, un feu d’artifice conclut 4 jours de concerts en tout genre. Les bonnes comme les mauvaises surprises étaient là. Et cette 24eme édition nous donne une bonne leçon : toujours venir en short et bottes aux Vieilles Charrues !

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