Lannion-AG Plouvorn 1-0 – Lannion passe la 3e

Les Lannionnais, au terme d’une rencontre difficile face à l’AG Plouvorn, se sont qualifiés de justesse pour le troisième tour de la Coupe de France (1-0 ap.). Une prestation qui permet de voir plus loin dans la coupe reine, mais qui illustre à nouveau le manque d’efficacité devant.

 

Junior Vidot et ses coéquipiers ont du du mal à concrétiser leurs occasions. © Photo Alexandre Bergalasse

« C’est le tirage le plus compliqué sur lequel on pouvait tomber ». Maxime d’Ornano s’en doutait : L’AG Plouvorn allait causer des soucis à son équipe. L’équipe finistérienne, accrocheuse jusqu’au coup de sifflet final, a contrarié pendant un bout de temps le plan de jeu des Costarmoricains. Ces derniers, qui ont troqué leur tunique bleue pour un maillot rouge « spécial Coupe de France », avaient pour ambition de presser haut leurs adversaires du jour, tout en exploitant les côtés afin de pouvoir se projeter rapidement dans l’axe. Ce qu’ils firent pendant plus de vingt-cinq minutes, à l’image des frappes du capitaine du jour Jérémy Fabre, qui terminaient dans le petit filet ou au-dessus. Toutefois, les hommes d’Ornano s’empalaient sur une défense bien compacte, manquant de justesse dans les trente derniers mètres.

 

Un manque récurrent d’efficacité offensive

 

Au retour des vestiaires, rebelote : hormis une tête de Vidot (50e), qui a frôlé la lucarne de Nicolas Seach, les « p’tits rouges » n’arrivaient pas à concrétiser leur domination. « Techniquement, on a manqué de justesse. On a eu plusieurs occasions et on ne marque pas » reconnait Maxime d’Ornano. Ce cruel manque d’efficacité aurait d’ailleurs pu profiter aux joueurs de Plouvorn, qui misaient sur la technique de leur capitaine Jean-François Roguez pour créer des occasions. Mais à l’instar du FC Lannion, les joueurs de Guy Troadec pêchaient dans la finition, comme l’illustrent les face à face ratés de Bonaventure Djoku, qui butait sur un Pedomey impeccable. Le chrono défilait au fil des situations chaudes dans les deux surfaces, la pression montait sur les deux bancs. Mais il a fallu un coup franc magistralement tiré par le « super sub » Sofiane Soilihi pour donner l’avantage aux locaux (95e). Passés en 5-2-3 après l’entrée de Maxime Le Guen, les Lannionais n’ont plus pris de risque, et se sont reposés uniquement sur la vitesse du jeune Delgado en contre. L’attaquant de 19 ans aurait pu enterrer les derniers espoirs du club finistérien, mais sa frappe a fusillé la barre avant de sortir (118e). « De toute façon, l’essentiel est de passer » souriait d’Ornano, soulagé après la victoire de ses joueurs. Mais il faudra matérialiser les bonnes intentions de jeu aperçues depuis le début de saison face à Saint-Brieuc la semaine prochaine et pour le 3e tour de Coupe de France. Histoire de ne pas gâcher.

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