Crédit photo : Maëlle Ausias

INTERVIEW – Kid Francescoli, coup de foudre artistique

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Kid Francescoli, lors de sa prestation à Art Rock à Saint-Brieuc. © Maëlle Ausias

Créé en 2000, Kid Francescoli, est, au départ, le projet du marseillais Mathieu Hocine. Après une première collaboration avec Laetitia Abello, Mathieu fait la rencontre de Julia Minkin. Résulte de ce nouveau duo un album, « With Julia », sorti le 9 mars dernier. Les deux musiciens se révèlent être sur la même longueur d’ondes. Des influences similaires et une vision de la musique quasi-identique. Un album rempli de fraîcheur et d’amour, que le duo a brillament présenté lors de sa tournée estivale. Rencontre avec Mathieu Hocine, amoureux de la musique, mais pas que …

 
Peux-tu m’expliquer ta rencontre avec Julia ?

On s’est rencontré à New-York. Je rendais visite à un pote pendant deux mois. Et j’en ai profité pour mieux explorer cette ville et faire de la musique avec une guitare et un simplet. J’ai vu Julia pour la première fois dans un bar le Pianos, dans le Lower East Side. Un quartier de Manhattan où l’on trouve beaucoup de concerts. Elle ne chantait pas ce soir là. Mais, elle est venue vers moi en me faisant part de son désir de faire de la musique. Par la suite, j’ai été complètement abasourdi par sa voix.

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Julia, la nouvelle voix féminine de Kid Francescoli. © Maëlle Ausias

 

L’idée de faire un album ensemble est-elle venue naturellement ?

On a fait un morceau, puis deux, puis trois. C’était cool. Petit à petit on avait assez pour faire un album. Donc ça s’est construit très naturellement.

Vous êtes-vous directement retrouvés sur vos influences musicales ou ça reste un coup de foudre artistique ?

Oui, déjà sur Air ou encore Surfjan Stevens. Notre duo part d’ailleurs d’une reprise de Sister Winter. Après je trouve que c’est bien de s’ouvrir aux autres influences. Même si Julia n’écoute pas de métal (rires). Elle a amené une touche soul un peu oldies que je n’avais pas dans mes albums précédents. Grâce à des influences telles qu’Aretha Franklin ou Billie Holiday.

 
Aujourd’hui, on observe un retour à langue française chez pas mal de groupes (Grand Blanc, Flavien Berger, Paradis, Feu! Chatterton, Perez …) De quel oeil vois-tu la fin de ce complexe face à la langue ?

J’aime bien ça ! J’ai d’ailleurs commencé un peu à le faire avec Julia, parce qu’on a enregistré un morceau en français. Il est important qu’on soit décomplexé de ce point de vue là. En France on a une tradition de littérature qui est énorme jusqu’à être parfois pesante. Du coup on s’arrache les cheveux sur les paroles pour avoir la perfection. La langue française peut très bien sonner pop et simple. Pas besoin d’un texte de Rimbaud pour que ça claque.

 

Tu viens souvent en Bretagne, notamment avec ton ancien groupe (Nasser). Ça te fait quoi de revenir ?

J’ai joué plusieurs fois ici. Rennes, Vitré, Saint-Brieuc, Châteaulin, etc… Et visiblement le public breton apprécie ce que l’on fait donc c’est cool !

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