PORTRAIT – Pierre, collectionneur et inconditionnel du PSG

 

Lannion, mercredi 16 septembre. Pierre Paillot, dans "l'Allée PSG" qui abrite sa collection.
Lannion, mercredi 16 septembre. Pierre Paillot, dans « l’Allée PSG » qui abrite sa collection.

Installé depuis neuf ans à Lannion, Pierre Paillot a longtemps habité Paris avec sa femme Chantal. Pour y vivre leur vie professionnelle, mais surtout leur passion commune : le Paris-Saint-Germain. Retraité, Pierre a d’ailleurs une collection impressionnante sur ce club de coeur.

 
« Je suis supporter du PSG depuis sa création, en 1970 ! » s’exclame le parisien de naissance. Il tend une main chaleureuse, coiffé de sa casquette et dans son maillot du PSG — le plus récent évidemment. À première vue, rien dans le salon ne laisserait présager une passion pour l’équipe francilienne, mis à part sa tenue, et des chaussons bleu et rouge en bas de l’escalier. Si le « breton de coeur » a cette passion, c’est sûrement pour échapper à son quotidien difficile. Issue d’une famille modeste « pour ne pas dire plus », il a dû se débrouiller seul dans la capitale dès ses 14 ans, en apprentissage dans une boulangerie de banlieue parisienne. Le retraité prend alors le temps d’expliquer son enthousiasme pour ce club. « Depuis la création du club, je n’ai cessé d’aller voir les matchs. J’étais ultra à Boulogne, avant de passer à Auteuil car c’était trop le bordel… D’ailleurs, il me reste un drapeau qu’un gars a voulu m’acheter 100€ le mois dernier, mais ça se vend pas des objets comme ça ! »

Une passion au quotidien

Dans la vie de tous les jours, Pierre vit pour son club de coeur, passant du pyjama PSG au maillot officiel pour la journée, sans jamais quitter sa casquette. « Mais attention hein, je change tous les jours ce que je porte » précise-t-il. Et il faut dire que le parisien a de quoi s’habiller. Pour bien se rendre compte de l’ampleur de sa collection, le propriétaire de la maison au bord du Léguer nous emmène dans son garage. Descendre l’escalier, tourner à droite, puis… ses yeux s’illuminent de souvenirs, devant son « Allée du PSG ». Billets des premiers matchs officiels du PSG, maillot de Rocheteau à son époque parisienne, au moins un maillot et une casquette pour chaque saison… et toute sortes de bibelots aussi incongrus les uns que les autres. « Une écharpe pour le chien, un cendrier, des figurines et peluches, des lampes, lecteurs CD, gommes, plaids » et bien d’autres encore, parfois à sommeiller dans les cartons faute de place.

La famille prise au jeu

Cette passion dévorante déteint sur son entourage. En plus de sa femme qu’il a contaminée après leur rencontre dans la boulangerie où les deux travaillaient, ses enfants ont la même passion dans le sang. Que dire des petits-enfants, habitués du Parc des Princes dès leur 6 ans. Le papi leur propose même de manger dans des assiettes aux couleurs du club.
Et pour garnir d’une telle variété sa collection, Pierre ne met pas autant d’argent qu’on pourrait le penser : « Ce sont souvent des cadeaux de ma famille justement, pour ma fête, mon anniversaire ou encore à Noël ». « Au moins, on est sûr de ne pas se tromper, tous le monde pense à lui en trouvant un objet du PSG » lance sa femme pendant une respiration de son mari. Qui enchaîne de suite après. Quand Pierre prend la parole sur son sujet favori, c’est pour ne plus la lâcher. « Tiens regarde, je viens d’acheter le maillot de Di Maria » se félicite tout sourire le supporter, en exhibant fièrement la pièce de valeur.

Revenu en Bretagne depuis leur retraite pour se rapprocher de la famille de Chantal, le couple n’en perd pour autant rien sur le PSG, et regarde tous les matchs, sans exception. Aussi volubile que passionné, le fan des premières heures se désole malgré tout de l’évolution du club. « Le monde du foot devient fou avec l’argent. Moi, le joueur qui m’a le plus marqué, c’est Pauleta, il a laissé une très bonne image ». Quand vient l’heure de partir, Pierre est encore bouillonnant de souvenirs de sa collection, et resterait bien à en parler des heures… Sûrement samedi prochain devant le match de Paris avec ses amis, date qu’il a déjà cochée depuis longtemps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *