HALLOWEEN – Et vous, vous avez votre déguisement ?

Aujourd’hui, c’est Halloween. Et qui dit Halloween dit déguisements. Si vous n’avez pas encore trouvé le costume adéquat, ne cherchez pas plus loin : à Lannion, la référence, c’est Céline. Petit tour du propriétaire à quelques heures de la date fatidique.

 

Céline, 47 ans, gère seule sa boutique de déguisements et autres facéties depuis maintenant un an. © Alexandre Mazel


 
« Une interview ? Cet après-midi ? Je suis désolée mais ça ne sera pas possible, aujourd’hui on attend plein de commandes ! » Lorsque nous l’avons joint par téléphone il y a quelques jours, Céline semblait débordée, et ça se comprend. Ce jour-là, dans sa boutique, c’était le rush. La gérante de l’enseigne ne pouvait cacher sa nervosité. « Ça aurait dû arriver mardi ! S’exclame-t-elle en déplaçant des paquets arrivés par transporteur. Ah les livraisons en ce moment… »

À peine a-t-elle le temps de souffler que déjà les premiers clients se présentent. Deux, trois, quatre. Rapidement, ils sont dix à s’amasser dans les rayons du magasin, avec des demandes allant du tout au tout. « On a une soirée ‘’à poil et à plume’’, vous avez quoi comme déguisements ? » « Vous n’auriez pas des ballons bleus ? » Seule pour gérer, Céline s’active pour tenter de satisfaire les désirs de chacun de ses clients, très nombreux en ces périodes de festivités.

« Avec Halloween, je fais 30% de chiffre d’affaires en plus »

Nous l’avons retrouvée vendredi matin, loin du tumulte de la veille. Mais pour un répit de courte durée. « Aujourd’hui devrait être une de mes journées les plus chargées avec la semaine prochaine. » Originaire de Trélévern, située à une vingtaine de kilomètres de Lannion, la commerçante de 47 ans a repris l’enseigne il y a un an. Avec Halloween, elle sait qu’elle va devoir travailler plus. « Par rapport aux autres mois, je vais faire 30% en plus. Il n’y a qu’avec le Nouvel An que je retrouve cet engouement. » À chaque fois, c’est la même histoire : les clients affluent, s’y prenant souvent au dernier moment, parfois le jour-même. Et souvent, ne savent pas quoi prendre en poussant la porte. Seules les tendances changent. « L’année dernière, j’ai vendu beaucoup de déguisements et de masques. Là, ce sont surtout des bombes de couleur pour les cheveux et du maquillage que les gens viennent chercher. » Pour ne pas rater ce rendez-vous, Céline a décoré sa boutique aux couleurs de la célèbre fête. En passant devant la vitrine, on retrouve l’esprit d’Halloween à travers les produits exposés. Une fois à l’intérieur, les 50m2 de son enseigne débordent d’articles divers : des déguisements de vampire et de squelette aux vêtements immaculés de sang, en passant par les nombreux masques, tous plus effrayants les uns que les autres. « J’essaye d’avoir une boutique qui soit remplie pour ne pas que les gens pensent que c’est vide. »

Devant toute cette offre, les clients n’ont que l’embarras du choix. Reste à trancher sur la forme de l’investissement. « Généralement, les 30-45 ans optent pour la location, ou les habits sont de meilleure qualité, car ils souhaitent porter un beau costume. Les 18-25 ans, eux, préfèrent plutôt acheter parce qu’ils savent qu’ils vont faire les fous avec et qu’ils ne les réutiliseront pas forcément. » Au final, tout le monde y trouve son compte.
 

 

Les nouveautés high-tech n’ont pas la cote

Faire tourner un œil sur son t-shirt grâce à son téléphone mobile, l’idée paraît séduisante.
Mais pour l’instant, c’est un flop. © Alexandre Mazel


 
Malgré le temps qui passe, Halloween a toujours la côte. Et n’allez pas parler de progrès technique aux amateurs de déguisements. Ce qu’ils veulent, c’est du classique. « J’essaye de trouver des produits nouveaux, d’innover. Mais lorsque les clients les aperçoivent dans les étagères, ils disent que c’est beau, que c’est super, mais ils n’achètent pas. » C’est le cas de ce t-shirt permettant d’avoir un œil en mouvement au milieu du vêtement, en téléchargeant une application mobile puis en plaçant son téléphone portable dans le trou prévu à cet effet. Présenté comme la grande nouveauté de cette année 2015, ce produit « gadget » comme le qualifie Céline n’a pas trouvé preneur pour le moment, au point d’être soldé. Les Français auraient-ils peur de l’innovation ? Lorsqu’on lui demande son avis sur ce refus de la modernité par sa clientèle, la gérante du « Carnaval » est laconique. « Pour moi, ça ne marche pas car ça sort de l’ordinaire. Ici, les clients préfèrent acheter du classique ou faire quelque chose de bien avec peu d’éléments. »

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