CINEMA – « Je suis un geste », vers les victimes de harcèlement

« Je suis un geste », ça vous inspirerait un film de 140 secondes, vous ? Florian De Vos, landernéen de 19 ans, n’a pas semblé effrayé par ce thème. A l’occasion de la sixième édition du Nikon Film Festival, il a réalisé un court-métrage sur le harcèlement scolaire. Aujourd’hui était le dernier jour pour déposer les productions : elles sont maintenant entre les mains des internautes.

L’histoire est simple : Mat’, un collégien, est victime des petites blagues à répétition de ses « amis ». Très tragique, la vidéo ne fait pas mentir le tag « drame » qui lui est accolé sur le site. Et à ce titre, il faut le dire, la fin reste quand même plutôt prévisible.

Pourquoi travailler autour de ce sujet ? Le thème imposé par le festival : « Je suis un geste », n’y conduisait pas avec évidence. Pourtant, c’est la problématique qui s’est dégagée au fil des discussions entre Florian De Vos et cinq autres étudiants de l’IUT de Quimper. « C’est un thème très vaste, qui permet d’avoir plein d’idées différentes et donc du contenu original », formule Florian, enthousiaste.

Florian De Vos sur le tournage de « Je suis un ami ».

C’est ce jeune réalisateur qui a proposé l’idée du concours à ses amis. Encadrés par une professeur de leur IUT, ils se lancent donc dans l’écriture d’un scénario, en se concentrant sur le message à porter. Très pro, la petite équipe organise même des castings, où pas moins d’une cinquantaine d’apprentis acteurs viennent tenter leur chance ! Après quelques répétitions, commence la réalisation. Huit heures de tournage au total. Puis, pendant que l’un de ses amis créait la bande-son, Florian s’est attelé au montage.

Génération Youtubeurs oblige, c’est sur cette plateforme que le jeune homme s’est d’abord lancé il y a quelques années dans la vidéo. De façon « très amatrice », tient-il à préciser. Animé par le désir de se frotter à de nouveaux défis, il participe pour la première fois au Nikon Film Festival l’année dernière. Ce dernier, de plus en plus prisé, y compris par les professionnels, apporte une visibilité nationale aux créateurs de courts-métrages. Pour Florian, son bon classement lors de sa première participation (42ème sur 1992 films en concours) a davantage été le moyen d’obtenir « une crédibilité, notamment pour organiser le casting, avoir les autorisations de tournages, trouver de bons collaborateurs… », raconte-t-il avec sérieux.

Pourtant, Florian n’envisage pas réellement de faire du cinéma son métier. Actuellement en DUT Gestion, logistique et transports, c’est la logistique événementielle qui le tente. Tout en continuant, bien sûr, à réaliser des films !

 

La vidéo à visionner sur le site : http://www.festivalnikon.fr/video/2015/1245.

(Résultats du concours courant mars)

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