ASTROPOLIS – Retour sur cette 5ème édition hivernale

Du 18 au 23 janvier 2016, c’était Astropolis 21.5. Un week-end qu’attendaient impatiemment tous les inconditionnels de musique. Avec une trentaine d’artistes et plus de deux jours de son non-stop au total, Brest était l’endroit où il fallait être. L’occasion pour chacun de (re)découvrir des artistes venus des quatre coins de la planète. Plus de 7600 festivaliers ont répondu présents à cette  5ème édition hivernale.

Jour 1 – ESB et The Shoes

Notre week-end Astropolis commence dès le jeudi soir. ESB fait la première partie du concert de The Shoes à la Carène. Sous la lumière des projecteurs, le trio composé de Yann Tiersen, Lionel Laquerrière et Thomas Poli, dévoile son nouveau projet analogique. À l’aide de claviers et boîtes à rythme, le groupe plonge le public dans une atmosphère hypnotisante et planante. À peine le temps de profiter que les Rémois des Shoes prennent le relais et jouent au public leur nouvel album  Chemical. « Ça fait trois fois qu’on les voit en concert. On ne s’en lasse pas. Quand on a su qu’ils venaient sur Brest, on n’a pas hésité une seule seconde », s’exclame en rigolant un couple, ravi d’être présent. Les deux chanteurs dont le clip, 1960’s horreur, est sorti la semaine dernière, transmettent leur énergie au public. Et celle-ci est débordante. Les sonorités électro-pop plaisent visiblement à la foule brestoise étant donnés les applaudissements entre chaque chanson. Les lumières des projecteurs, presque aveuglantes, laissent entrevoir un public qui danse, entraîné au rythme du refrain de Drifted ou de Let’s dance de David Bowie. Le prochain rendez-vous est fixé dès le lendemain, au Vauban.

Jour 2 – Cabaret Sonique

Il est une heure lorsque nous arrivons au Vauban. C’est encore l’heure de l’apéro pour une bonne partie des festivaliers qui attendent dehors. Ce soir, le sous-sol du célèbre hôtel brestois accueille le Français Raphael Fragil pour commencer la soirée. Il lui reste 15 minutes de set. L’ambiance n’est pas encore à son apogée. La house des 90’s agite la salle. Portable aka Bodycode prend la suite aux platines pour un live attendu. Le public est déjà chauffé. Le Sud-Africain dévoile alors une house mélodique comme lorsqu’il entonne son titre Only human.
Pendant que les pintes de bières défilent au bar, les festivaliers sont de plus en plus déchainés. Mais celui que l’on attend impatiemment, c’est Jeremy Underground qui arrive derrière les platines à trois heures. Le Parisien finit de mettre une ambiance de folie. « Je l’ai déjà vu plusieurs fois au Rex Club, et c’est toujours aussi dingue » confie un festivalier, verre à la main.

Jour 3 – Le Quartz, Bunker Palace 2 et l’Astroclub

Quand le piano classique se mélange à la techno

En rentrant au Quartz, le lieu est une première pour nous et change complètement des salles habituelles. Cette scène nationale, immense, accueille ce samedi soir un duo très attendu : Carl Craig et Francesco Tristano. A l’intérieur, tous les âges se mélangent : les jeunes teckers sont à côté des familles venues assister à cette rencontre. « Vous pouvez vous lever et venir danser devant la scène. L’important est de s’amuser » annonce Gilda, organisateur du festival et membre du Sonic Crew, juste avant l’extinction des lumières.
Francesco Tristano arrive alors sur scène. Le public l’acclame. « Ça fait trois ans que j’essaye de le voir, chuchote notre voisin de gauche. C’est la première fois qu’il passe en Bretagne ». À l’enchainement de ses morceaux, l’on comprend vite que l’italien a des doigts de fée. Francesco Tristano joue aussi bien du piano classique que synthétique. Pendant que Carl Craig se fait attendre, l’on se demande comment les deux musiciens vont réussir à mélanger ensemble, leurs deux genres musicaux si différents. Trois quarts d’heure plus tard, l’Américain arrive (enfin) sous les applaudissements de la foule. La musique qui sort des platines du fondateur du label Planet E fait résonner la salle entière. Dommage que le son du Quartz ne soit pas parfaitement réglé. Mais cela n’empêche pas le public de se lever pour aller danser. Le Détroitien et Francesco Tristano enchaînent les morceaux. Cette fusion des genres est incroyable et emprunte aussi bien à la musique classique qu’électronique. Entre deux clins d’oeil, l’un et l’autre deviennent complémentaires le temps d’une soirée. Le nouveau duo réveille le public avec The Bells, de Jeff Mills. Ça y est, nous sommes chauffés pour la soirée.

Laurent Garnier, très attendu des festivaliers

En allant à la Carène, cinq personnes viennent nous voir. « Vous ne vendez pas des places pour ce soir par hasard ? Vous comprenez, il y a Laulau… ». Il faut dire que tous les tickets sont sold-out depuis quelques semaines déjà. En entrant dans la salle comble, Terrence Parker est déjà aux platines. La grande salle est comble. Le producteur électrise la salle à coup de garage et house. Il est une heure. Le français Laurent Garnier prend la suite sous les applaudissements et les cris du public. Pendant trois heures, celui qui s’était déguisé en yéti l’après-midi pour l’Astroboum, transporte le public comme il a l’habitude de le faire. Le mix de son propre titre Crispy Bacon marque la soirée. Le public est fou. L’énergie qui s’y dégage aussi. Les trois heures passent sans que l’on ne voit le temps passer. Celui qui anime chaque mois It is what it is sur radio Meuh clôture son set avec Age of love. Un grand moment.

A la sortie, à peine le temps de se remettre de ses émotions que nous voilà à la Suite. Le producteur anglais Benjamin Damage a commencé à jouer depuis une demi-heure. La musique fait vibrer chaque pore de la peau. Les sourires qui se lisent sur les visages témoignent de la beauté du moment. Après quelques bières au bar, nous retrouvons le duo Mind Against aux platines. Les italiens Alessandro et Federico Fognini figurent parmi la crème de la nouvelle génération tech-house. Certains les comparent même à Tale of Us. Les membres du label Life & Death livrent un set généreux et ultra-dansant. C’est déjà la dernière track. Sous les applaudissements du public, les deux frères clôturent cette 5ème édition hivernale d’Astropolis.
Il est 7 heures du matin. Les plus motivés iront à l’after sur le port de commerce de Brest où le collectif Velizion pose du son jusqu’à 11 heures.

Cette 5ème édition hivernale est déjà finie, on a déjà hâte d’être en juillet prochain !

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