SRFC – ASSE : une parodie de football

Ennuyant, pathétique, agaçant. Le Stade Rennais a de nouveau sombré dans le jeu, jeudi soir en clôture de la 24e journée, face à Saint-Étienne (0-1). Sifflés par leur public, les Rennais enchaînent une deuxième grosse contre-performance après la claque reçue à Bordeaux dimanche dernier (4-0).

« On se fait chier, on se fait chier ». La chanson entonnée par les supporters Rennais en milieu de seconde période en disait long sur la prestation indigeste proposée par les joueurs du Stade Rennais, ce jeudi soir, face à Saint-Étienne. Défaite 1-0, zéro tir cadré dans le match et première occasion à la 54e minute. La soirée a été longue. Très longue. Trop longue. Pas loin du néant en première mi-temps, les joueurs de Rolland Courbis n’ont même pas trop eu l’occasion de gâcher des occasions tant ils n’ont rien proposé. Avec en prime un déchet technique rare. Du côté de Saint-Étienne, ce n’était pas non plus la grosse marrade.

Première frappe du match à la 20e minute par Monnet-Paquet. Trop molle pour inquiéter Costil. Une maladie du médiocre qui n’a pas manqué d’atteindre l’arbitre de la rencontre, Benoît Millot. Pas à la fête dans ses décisions arbitrales, il s’est beaucoup trompé et a dégainé des cartons, parfois à tord, tel un Lucky Luke perdu en plein western. Bref, ce match aura au moins apporté une certitude: Canal + réfléchira à deux fois avant de reprogrammer le Stade Rennais en prime time. « On sort avec une grosse bosse sur la tête. Pas forcément par la défaite mais pour le contenu proposé, au moins dans la première mi-temps. Ça a été très moyen, voire pire que ça », analysait Rolland Courbis, le technicien Rennais. Alors finalement, quand on a raconté la première mi-temps, on a tout et rien dit puisqu’il ne s’est rien passé. À oublier, catastrophique.

Rennes commence à jouer… à la 80′

Avec 45 minutes à jouer, il restait donc deux options: une purge totale ou un réveil. La première option avait visiblement été choisie. Il y avait d’ailleurs presque plus de chance de gagner à l’Euromillion que de voir la situation se débloquer. Le premier tir rennais (du match) n’intervenant qu’à la 54e minute. Boga plaçait sa frappe au-dessus alors qu’il y avait là une vraie occasion de but. Vu l’éternité de l’attente, une hola n’aurait pas été de trop. Bahebeck répondra juste après en obligeant Costil à boxer des deux mains. Puis à la 73’ minute, les Verts ouvraient la marque d’une tête de Bayal Sall sous la barre à la suite d’un coup-franc de Renaud Cohade. Finalement une juste récompense car dans cette partie, c’est bien l’ASSE qui a été le moins mauvais. « C’est toujours une performance de battre Rennes à domicile. On les dépasse en plus au classement, ça va redonner le moral et de la détermination avec un calendrier très difficile qui nous attend », se réjouissait Christophe Galtier, l’entraîneur Stéphanois.

Le SRFC commençait ensuite à jouer à dix minutes de la fin. Dembélé et Grosicki, par des accélérations apportaient du danger devant le but. Malheureusement, les attaquants rouge et noir se croyaient encore à l’heure des vendanges à l’image de Giovanni Sio, dernier rentré. Au final, le Stade Rennais a presque fait pitié et inquiète sérieusement. « Sur le plan individuel, je serai obligé d’être inquiet si on renouvelle ce genre de performance. Je n’ai pas encore trouvé les bonnes solutions donc je me pose des questions, il faut maintenant trouver les réponses. J’avais l’impression d’être en infériorité numérique ce soir et ce ne sera pas difficile de faire mieux », déclarait Rolland Courbis. À l’inverse, Saint-Étienne réalise la bonne opération en assurant, devant ses 310 spectateurs, le service minimum. Trois points qui permettent de remonter à la 5e place au classement.

La feuille de match :

Ligue 1 (24e journée). SRFC – ASSE au Roazhon Park à Rennes Affluence: 18 049 spectateurs

Arbitres : Benoît Millot assisté de Stephan Luzi et Julien Pacelli 

But : Sall (73’) pour Saint-Étienne.

Cartons jaunes : Sylla (21’) et Mexer (72’) pour Rennes, Bahebeck (19’) et Sall (70’) pour Saint-Étienne.

Rennes : Costil, Danzé, Mexer, Pedro Mendes, Mbengue, Gelson Fernandes, Sylla (Sio, 75’), Dembélé, Quintero, Ntep (André, 45’), Boga (Grosicki, 62’). Remplaçants non-entrés : Sorin, Zeffane, Moreira, Armand. Entraîneur: Rolland Courbis

Saint-Étienne : Ruffier, Théophile-Catherine, Pogba, Sall, Tabanou, Clément, Lemoine (Pajot, 78’), Monnet-Paquet, Cohade, Bahebeck (Corgnet, 71’), Söderlund (Roux, 85’). Remplaçants non-entrés en jeu : Moulin, Brison, Malcuit, Selnaes. Entraîneur : Christophe Galtier

Les notes :

Rennes :
Costil (5) : Capte tout en l’air. Une parade face à Bahebeck mais ne peut rien sur le but. Ne pas venir le titiller, vous êtes en terrain Costil.
Danzé (3) : Meilleur en costard à tâter la pelouse avant le match que balle au pied. Peut être sa dernière Danze.
Mexer (5,5) : Solide mais pas foufou. Affreux tacle en retard sur Monnet-Paquet dès la 10ème sans être averti. Mexer. Ou plutôt mec pas cher.
Pedro Mendes (5) : Enervé et énervant. Porte bien son blaze de Portugais. Rebaptisé Pedro Philipe Enrique en conférence de presse par son entraîneur.
Mbengue (3) : S’est fait Cheikhouer dans son couloir. Et Cheikh et mat.
Gelson Fernandes (4,5) : Propre dans un match de bonhomme comme il les aime. A été appelé à la rescousse pour combler les manquements défensifs de ses partenaires. Gelson, y’a le téléfon qui son.
Sylla (4,5) : Sylla passe qu’il a faite en profondeur était arrivée… Un gros abattage au milieu de terrain malgré tout. Presque la saison de l’enSyllage. Remplacé par Sio, qui a failli égaliser.
Dembélé (3 puis 7) : Percutant parfois, déroutant souvent mais surtout pour ses partenaires. Quand il veut mettre le coup d’accélérateur, personne ne peut le suivre mais il a attendu les dix dernières minutes du match pour le faire.
Quintero (2) : On l’a pas vu du match. Mais bon, pas vu pas pris hein.
Ntep (1,5) : Sans volonté. Ntep pas du tout dans son match. Remplacé par André (5) à la pause. Plus proche de Pierre-Yves André que d’Andrea Pirlo.
Boga (2) : En dessous de tout, même du niveau de la Vilaine en période de sécheresse accrue. Jamais un bon signe. Gâche la première occas rennaise à la 54ème. Remplacé par un Grosicki percutant.

Entraineur – Courbis (2) : Des choix surprenants, pas suivis par tous ses cadres comme Armand. À ce rythme là, il va bientôt nous faire regretter Montanier.

Saint-Étienne :
Ruffier (5) : N’a rien eu à faire. Aurait été plus utile dans la sécurité du stade.
Théophile-Catherine (4) : Est plus venu au bon souvenir de sa période rennaise que pour jouer un match de foot.
Pogba (5) : Tente un ciseau sur corner, à côté évidemment. N’est pas Paul qui veut.
Sall (6) : Marque de la tête sur coup-franc à la 73ème. Bayal hi, Bayal hou, Bayal ah, Bayal ah ah.
Tabanou (3) : Vas-y Francky t’es bon, vas-y Francky t’es bon bon bon… Ironie quand tu nous tiens.
Clément (4,5) : Pas forcément mauvais, mais pas forcément bon. Un peu comme Sainté. Parfois trop Clément avec ses adversaires.
Lemoine (3,5) : Revenu en croisade dans sa Bretagne natale, il a été ovationné à sa sortie. Le meilleur rennais de la soirée. Pajot a pris sa place, dans le même rôle d’expatrié de retour.
Monnet-Paquet (5) : Mexer a mis le Paquet en le descendant sur son premier tacle. Il lui a rendu la Monnet de sa pièce par des appels incessants. A fini le match avec un bandage pendant à la cheville.
Cohade (6,5) : Dépose la balle sur la tête de Sall pour le but de la gagne. Cohade neuf sinon ?
Bahebeck (2,5) : Tente des jongles alors qu’il ne réussit même pas ses passes. Tacle sèchement Pedro Mendes alors qu’il ne fait même pas le replis défensif. Plus showman que footballeur. Remplacé par Corgnet.
Söderlund (2,5) : Besogneux. Un mix entre le physique d’un ours norvégien et la finesse technique d’un éléphant… Remplacé par Roux, guère mieux.

Entraineur – Galtier (5) : A poussé une gueulante sur l’arbitre en craignant le pire pour Monnet-Paquet. Jamais dans sa zone technique. Audacieux de faire rentrer Roux même en menant au score.

Arbitre – Millot (2) : Il a donné le tempo du match. C’est dire sa piètre performance. A eu le mérite de ne pas se barrer à la mi-temps sous les sifflets du public en restant de marbre comme la Vénus de Millot.

 

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