Papillons de nuit 2016, une première soirée volcanique

Indochine, Thylacine et Viking ont donné le coup d’envoi des papillons de nuit 2016, vendredi 20 mai, dans le petit village de St Laurent de Cuves, près d’Avranches, dans la Manche. Retour sur une première soirée mémorable, puis un lendemain de soirée, avec les cheveux qui poussent à l’intérieur…

 

20 mai 2016. Les papillons  sont de retour à St-Laurent-de-Cuves. Le petit village se réveille de son hibernation annuelle pendant tout un week-end. Cette année encore, du beau monde. Trois têtes d’affiche, une pour chaque soir : Indochine, Louise Attaque et Michel Polnareff. Mais d’autres faisaient aussi partie de l’aventure, comme le rappeur Nekfeu, les reprises endiablées des trois chanteuses de LEJ ou Jabberwocky, avec Photomaton, la bande originale de la publicité d’une célèbre marque de voiture.

 

Nicolas Sirkis, l’aventurier

 

On ne les présente plus. L’un des groupes les plus attendus de la soirée du vendredi était bien sûr Indochine. La fosse et les abords de la scène Vulcain se sont remplis en deux temps trois mouvements, avant que Nicolas Sirkis et sa bande ne montent sur scène. Après quelques pogos un peu violents où certains spectateurs ont dû être évacués, le calme est plus ou moins revenu pour écouter le groupe, qui fête cette année ses 35 ans. 1H30 de concert, en revisitant les standards qui les ont fait connaître : Des fleurs pour Salinger en passant par Le Baiser et en finissant bien sûr par l’Aventurier. Le chanteur n’aurait même pas eu besoin de chanter tant les paroles résonnaient dans la fosse.

Cotillons, feux d’artifice final, tout était là pour offrir aux spectateurs un spectacle grandiose. Le groupe n’a pas changé, des chansons sombres mais terriblement communicatives. On attend avec impatience leur nouvel album qui devrait sortir cette année à en croire le compte Instagram du groupe. Mais il leur reste encore huit concerts à assurer cet été dans les différents festivals de France.

 

L’affiche de l’édition 2016 des Papillons de nuit. Crédit Festival Papillions de nuit

 

Des Vikings sur scène

 

Non loin de là, sur la scène d’à côté, se produisait Viking, VKNG pour les intimes, la révélation des Transmusicales de Rennes en 2014. Les deux potes avaient fondé le groupe un an avant les Trans’ après s’être rencontrés dans un Jazz Bar. Ça donne un style éclectique sans vraiment se rapprocher d’un en particulier avec des pointes d’électro et de jazz. C’est vivant, c’est rythmé, on a envie de se trémousser pendant des heures devant la scène. Leur premier album  Illumination est dans les bacs depuis octobre dernier.

Un bouillonnement de genres musicaux, une marmite d’expérimentation. Pourquoi Viking ? Quand on voit la barbe du chanteur, Thomas de Pourquery, ça nous met la puce à l’oreille, même s’il est venu sans son drakar, on jurerait qu’il arrive tout droit de la mer du Nord. Chanteur, il est aussi connu pour être un saxophoniste de renom. En 2014, il est lauréat aux victoires de la musique, catégorie album jazz de l’année, accompagné par Maxime Delpierre, guitariste.

Report Ouest a eu la chance de les avoir en début de soirée en interview, accompagné par Radio U, la radio étudiante de Brest. Entre déconne et conversation musicale, entretien avec Viking.

 

 

 

 

Une fin de soirée électro qui sort du train-train quotidien

 

Après Indochine, la scène Vulcain s’est vue être appropriée par Thylacine alias William Rezé, ancien saxophoniste qui trouvait une plus grande liberté dans la musique électro. Pour son album Transsibérien le studio de Thylacine n’était autre qu’un… train ! Seize heures de trajet, 9000 kilomètres de Moscou à Vladivostock, avec pas moins de mille gares traversées en deux semaines.

Il s’est fortement inspiré de ses rencontres, musicales comme humaines, pour composer dix titres. Une équipe vidéo l’a suivi pendant ce périple pour réaliser une web série de dix épisodes. Pendant une heure il sautait comme un cabri sur scène en tripotant ses boutons. Et nous offrir à nous aussi un voyage planant, nous transportant à de milliers de kilomètres en Russie, bien loin de St-Laurent-de-Cuves. Bon nombre de festivaliers étaient déjà partis à cette heure-là, ce qui nous a permis de nous évader et de prendre tous nos aises pour planer et profiter de ce dernier concert, avant d’aller (peut-être) dormir, pour remettre ça le lendemain.

Visite guidée à Quechua Land

 

Le matin, après une nuit de folie à danser et chanter, les papillons dans le ventre laissent place aux abeilles dans la tête. À peine levé, sur le camping du festival, on nous propose déjà de prendre l’apéro à chaque tente que l’on salue. Car c’est aussi ça, un festoch… Les concerts, c’est quelque chose, mais ce n’est rien sans l’ambiance du camping où le temps d’un week-end tout le monde se connaît et est prêt à rendre service à son voisin. Prévention, jeu de société, pizzas cuites dans un VRAI four chauffé au bois,ect. Après l’effort de la nuit, le réconfort.

Sur le camping, c’est Quechua Land, on peut encore marcher sur l’herbe verte mais les tentes, les tonnelles et les bars improvisés poussent comme du chiendent. Alors en guise de bilan pour cette première soirée, Report Ouest est venu déranger les festivaliers à l’apéro pour qu’ils donnent leur ressenti, à chaud, sur cette première soirée de concert. Ils repartiront ensuite pour une deuxième, voire une troisième soirée.

 

Hugo Blin

 

Hugo Blin

Etudiant en journalisme à l'IUT de Lannion, et écrivain durant mon temps libre.

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