FORTRESS. Soirée cosmique pour la rentrée d’Astro

Pour la quatrième année consécutive, l’équipe d’Astropolis a réinvestit le fort de Penfeld le temps d’une soirée.

(crédit photo : gratuitpourlesfilles.fr)

Deux mois à peine après le manoir de Keroual, le festival Astropolis faisait sa rentrée, à Guilers, au fort de Penfeld. Construit entre 1777 et 1783 par l’ingénieur et essayiste français Vauban, l’ancien vestige militaire s’est transformé le temps d’une nuit. À ciel ouvert, près de 3000 festivaliers ont dansé jusqu’à 6h du matin. Si cette soirée magique aux décorations cosmiques a fini trop tôt pour certains festivaliers, tous ont pu profité des DJs, pointures de la techno.

Pendant que l’immense façade du fort s’illumine aux lumières du duo de VJs-graphistes brestois Relief, Marcel Dettmann est derrière les platines. Le résident du Berghain, mythique club allemand est très attendu de la foule. Pendant 1h45, celui qui a développé la scène allemande depuis le début des années 1990 subjugue les festivaliers avec une techno minimale, industrielle et décapente. Le style à la fois sobre et groovy séduit.

Trente quatre jours en mer

Molécule, aka Romain Delahaye, arrive pour jouer son album 60°43’ Nord en live. Il y a deux ans, le Parisien est parti 34 jours en mer avec des pêcheurs afin d’enregistrer les différents sons de l’océan Atlantique. Le sample de la coque du bâteau tapant les vagues nous met directement dans l’ambiance. Il n’y a plus qu’à fermer les yeux pour écouter cette odyssée musicale. On ne s’en lasse pas ! C’est notre coup de coeur de la soirée. Une heure s’écoule sans que l’on ne voit le temps passer.

L’anglais Daniel Avery prend le relais. À peine derrière les platines, le producteur ancien résident du Fabric à Londres hypnotise la foule avec sa techno psychédélique. Le DJ, qui animait une émission mensuelle sur Rinse FM, s’amuse à mélanger des ambiances sombres et rêveuses à coups d’acid techno, de techno cosmique et de ses tracks incontournables comme « Sensation ».

Pendant que la nuit s’éclaircit doucement, le Néerlandais Patrice Baümel clôture cette nuit. Le DJ incontournable du label Kompakt Records mélange une house étriquée et minimale. Le résultat est mélodieux. La musique du producteur Amstellodamois secoue les derniers (et encore) nombreux danseurs présents. À 6h, les portes du fort se referment et chacun rentre chez soi des souvenirs pleins la tête.

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