Festival photo-reporter. Une édition aux multiples facettes à Saint-Brieuc

La cinquième édition du festival s’est ouverte le 1er octobre à Saint-Brieuc, au Carré Rosengart, sous la présidence du maire de la ville, Bruno Joncour. Il est composé de 9 photo-reporters choisis dans le monde entier pour leur sens critique, pouvant interroger et surprendre les visiteurs.

 

Faute de budget, le photo-journalisme se trouve en mauvaise posture. Ce festival permet à ces photo-reporters de produire leur projet. Par conséquent, il donne accès à une réflexion et à une sensibilisation aux visiteurs sur la nature et la société. Il est financé par les petites et moyennes entreprises de l’agglomération qui ont décidées de sponsoriser le photo-journalisme comme un sport. Ce festival est là pour le rendre plus accessible.

Des histoires, un but

Les photo-reporters ont eu un mois pour réaliser leur projet. Ils portent sur la nature, la société et restent tous différents. Tous ont un point commun : créer des histoires révélant aux visiteurs les difficultés à affronter dans la société.

© Olympia Roumier

Les sujets et les thèmes abordés sont vastes, comme la réalisation des cérémonies mortuaires pour les hommes et les animaux en Indonésie, réalisé par l’américaine Glenna Gordon. Kazuma Obara, photo-reporter japonais, nous montre les effets nucléaires des américains sur les habitants de l’île Bikini, en 1954, à travers l’histoire d’une famille. Autre travail : celui d’Ed Kashi, qui présente les provocations de maladies dues aux insecticides utilisés en trop forte quantité au Sri-Lanka.

De plus, un projet spécial, qui tenait à coeur au festival a été abouti par le photo-reporter espagnol Arnau Bach. Ce projet, réalisé à Saint-Brieuc tient à montrer «la tendance au conformisme de notre société de consommation». D’autre part, un dixième photo-reporter, Alexis Berg, a été appelé à participer à ce festival, afin d’apporter un projet supplémentaire qui correspond au thème nature-société. Il a travaillé sur le trail et a su apporter un regard sensible sur ce sport, en montrant «l’homme égaré dans la grandeur» par une image lointaine ou les regards fuyants des coureurs par une image de proximité.

Un espoir pour le photo-journalisme

Les projets ont donc été financés par le festival mais les photos ne sont pas données aux photo-reporters, elles sont données au festival. Pour Alexis Berg, ce festival n’est donc «pas une aventure financière mais bien une aventure d’échange». Ce travail permet de faire passer un message au public et d’échanger.

© Olympia Roumier

D’autres types d’échanges ont pu s’instaurer à partir du festival comme par exemple proposer un atelier photographie de courses ouvert à tous. Les projets ont pu être présentés dans une ancienne zone industrielle rénovée, qui offre de grands espaces aérés aux photos. Par ailleurs, la présentation des photos en plein air dans la zone portuaire et les projections faites sur la façade du bâtiment sont aussi une autre preuve de l’accessibilité du photo-journalisme.

Un nouveau souffle pour la ville

Les habitants sont content de voir cet endroit, auparavant abandonné, rénové et accueillant. Cependant, la zone portuaire n’est pas toujours très facile d’accès sans voiture. L’entrée reste gratuite et le festival est donc accessible à tous du lundi au vendredi de 10h à 19h. Une nocturne est attendue le samedi 22 octobre jusqu’à 22h. De nombreux visiteurs sont attendus. Un bon point pour la ville et le photo-journalisme.

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