Nördik Impakt. La scène techno, rythmée au son du festival

Du mercredi 19 au samedi 22 octobre, 16 000 festivaliers se sont déhanchés au Nördik Impakt, à Caen. Plus d’une cinquantaine d’artistes reconnus ont livré leurs sets à l’occasion d’un des festivals de musiques électroniques les plus reconnus de France. Retour sur les temps forts de cette 18e édition.

L’ambiance

On les entends arriver des quatre coins de Caen. Amateurs de Techno, de House, de Drum & Bass, de Hardcore et autres genres ce sont réunis le temps de quelques soirées. Direction le parc Expo ! Les festivaliers plongent directement dans une ambiance ténébreuse et conviviale, éclairée par des jeux de lumières à couper le souffle, laissant apparaître des robots sur scène ou même des danseuses lors des sets. La foule semble conquise.

Deux soirées, deux ambiances, on retrouve davantage d’amateurs de techno pour la soirée de clôture en raison de la présence de grand nom tel que Ben Klock. La soirée sera d’ailleurs plus longue que celle du vendredi.

Le site

Le site est divisé en deux espaces lors de la première soirée et en trois espaces le samedi. Les artistes sont répartis sur les différentes scènes avec  : le « Hall of death », pour la musique dite « Hardcore » ou « Drum & Bass », et le « Hall of fame », pour les têtes d’affiche et la techno. Le lendemain, la nouveauté est le « Wonder hall », où se produit House, Techno et Électro. Une scène moins forte en son que les autres, mais tout aussi agréable artistiquement.

©Archives Ouest-France

Retour sur quelques artistes

C’est avec un focus sur POPOF que nous commençons cette rubrique. De son vrai nom Alexandre Paounov, célèbre fondateur et ex membre des Heretik (l’un des plus grand soundsystem français), POPOF a offert un live riche, à la techno généreuse, et aux teintes minimales. Moins dure et violente que dans sa période « rave on »,  sa musique a tout de même pu réunir ses fans de la première heure et ceux du second tournant de sa carrière.

Très attendu, le cinéaste et DJ Quentin Dupieux, de son nom de scène « Mr Oizo », a lâché un set plutôt « Trap », qui a pu ravir certains et décevoir d’autres. Il a produit un set déjà joué lors de ces dernières prestations. L’originalité de Quentin Dupieux reste tout de même de mise avec quelques unes de ces productions musicales, nous emmenant dans un univers bien à lui.

Pendant ce temps, c’est Angerfist qui rythme le « Hall of death » avec un son tellement élevé qu’on a du mal à entendre les autres sonorités que les basses. Fidèle à sa Hardcore, le public danse aussi vite que les basses défilent. Un sport à part entière !

Le samedi, l’artiste Dixon est resté fidèle à sa réputation sur scène. La finesse et l’énergie de sa techno ont défoulé le « Hall of fame », séduit par le set ! On se retrouve envoûté, même si on reste un peu sur notre faim concernant la surenchère de basses et de vitesse.

Les clips originaux de French 79, devant lesquels on pourrait passer des heures, sont révélateurs de la personnalité de l’artiste. On s’imagine, au premier abord, pour les puristes du monde Techno/House, que la musique électro de ce DJ ne vaut pas le détour. Pour les plus obtus à l’électro, on retrouve tout de même le quatre temps de la techno dans de nombreux morceaux. Un live que l’on pourrait qualifier plutôt House et Techno pour la petite scène du « Wonder hall ». Le détour se conçoit donc, quelque soit notre bord musical.

Plongé dans l’ambiance de Ben Klock lors de la soirée de clôture. © Maud Gautier

Le DJ berlinois Ben Block est loin de ses débuts, en 1998. Devenu une référence dans le milieu, son set techno minimal résonne dans Caen et déchaîne la foule. Cette dernière est constituée de l’ensemble des festivaliers, en raison de la fermeture des deux autres salles. C’est le DJ set le plus obscure de tous le festival, mais aussi pour certains le plus évoquant. On gardera un fort souvenir de ce moment, malgré l’heure tardive et la fatigue. Nos pieds étaient comme portés par les rythmes de Monsieur Ben Klock.

Petits détails de taille

Côté localisation, on est content de pouvoir être plongé dans Caen pour le festival ! En revanche, il n’y a pas de camping… Il faut donc profiter des hôtels. Ça fait grimper le prix, mais ça reste super sympa quand même !

Au niveau de la sono,  les ingénieurs du son ont bien fait leur boulot. Les festivaliers passent d’une salle à l’autre en franchissant vraiment une frontière entre chaque salles. Aucune sonorité ne vient nous perturber quand on est dans une salle. On sort du festival sans trop d’acouphènes et pourtant : ça envoie niveau volume !

Du côté de l’accueil, la sécurité est vraiment sympa. On retrouve également des bénévoles super souriants et serviables. Mais comme partout, il y en a qui le sont moins. Le petit bémol, c’est que pour prendre des photos dignes de bons journalistes c’est un peu galère … Notre droit d’accès au site est assez limité. D’autre part, même si l’attente est moins longue pour les VIP et que l’on peut payer en monnaie et en carte bancaire (contrairement aux festivaliers), les prix sont plus chers pour les invités. On garde cependant de supers souvenirs de ce séjour à Nördik, tout en soulignant que l’organisation était top !

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