I’m From Rennes 2017 : Week-end #2 !

Une nouvelle semaine s’est passée depuis les évènements rap et cyclistes. Pour le second week-end de I’m From Rennes, la scène techno et rock de la capitale bretonne est mise à l’honneur.

Comètes, première soirée du deuxième week-end de de I’m From Rennes, s’ouvre sur l’esplanade Charles de Gaulle. 18h40, l’heure est à l’apéro. Une cinquantaine de petits groupes partagent une bière, une dizaine de personnes dansent déjà, et toutes vibrent sous le set de Hidem et Antoine Pamaran. Déjà, la sortie du métro tremble, notamment grâce au soundsystem très puissant proposé par I’m From Rennes. C’est au final tout le centre-ville qui profite des sons envoyés par les DJs. Une heure est déjà passée, quand le premier set s’achève, avec désormais plus de 500 personnes. La bonne humeur règne, les 20°C de cette soirée d’automne aident fortement.

 

Alors que le soleil se couche sur Rennes, les premières notes sortent des enceintes. @Quentin Danjou

 

Les minutes électroniques de Blutch qui s’en suivent rassemblent la foule qui commence à être prête pour affronter la puissance de la nuit à venir.
Il suffit donc simplement d’une petite scène, d’imposantes enceintes et quelques lumières pour transformer l’esplanade en grand apéritif joyeux. Pour terminer ce moment, le B2B entre Vanadis et Silureman monte le son.

 

Le public se masse sur l’esplanade Charles de Gaulle. @Quentin Danjou

 

22h, il est l’heure de rentrer dans le vif du sujet. Entre les deux portes, avant d’arriver dans la salle, le kick fait littéralement trembler les murs. Devant les dizaines de personnes qui ont vu en premier l’architecture de la soirée, Vielspass mixe, tranquillement.

 

Vielspass ouvre la soirée à l’intérieur du Liberté. @Quentin Danjou

 

Le Liberté relève d’un tout autre aspect. Au fond, le bar est couvert par deux projecteurs. De là, de multiples rampes de lumière illuminent le public et l’amène jusqu’à la scène. Le DJ est entouré par des bandes verticales, sur lesquelles sont projetés des graphiques. Le résultat est très réussi, le Liberté est devenu une boîte de nuit le temps d’une soirée.

 

Le Liberté mis en lumière. @Quentin Danjou

 

À l’extérieur de la salle principale, le chill est moins impressionnant, mais permet une petite pause d’air frais, assis dans les transats de la ville de Rennes. Önd envoie ses lignes musicales, nappes de voix, beats hip-hip ou passages orientaux. On y discute, danse, sous cette musique presque plus calme que sur la grande scène. Elle le sera encore seulement quelques heures.

 

Önd mixe à l’espace Chill. @Quentin Danjou

 

Les sets s’enchaînent et le nombre des gens dans la salle croît, mais sans la remplir : 1500 places se sont écoulées sur les 2500.
Alex From Tokyo mettra les corps en communion, peut-être grâce à son casque, en forme de téléphone du siècle dernier. Originalité.

 

Le public danse au Liberté. @ Quentin Danjou

 

Et que dire du reste des artistes de la soirée. Tous les sets maîtrisés de bout en bout, le public n’en demandait pas tant !

Pour conclure, une pensée pour des personnes indispensables mais qui ne vous restent souvent pas en mémoire. Les sauveteurs de la SNSM (société nationale des sauveteurs en mer) sont présents sur de nombreux événements. Ils sont bénévoles et accueillent les personnes en besoin d’assistance (d’où le fait de rarement s’en souvenir). Mais, parole de sauveteur : « nous faisons comme si vous nous étiez proches, on prend soin de vous. On essaye de faire ça le mieux possible. Ce soir c’est gentil, pas comme les Transmusicales … c’est une toute autre histoire ! »

 

Un samedi en Enfer

 

Dernier lieu du festival, le parc du Thabor ouvre ses portes pour le samedi et le dimanche aux artistes rennais. L’Enfer, une véritable scène dans la verdure hugolienne, est mise à l’honneur pour quatre concerts.

 

Membre fondateur de I’m From Rennes et co-leader du groupe Her, Simon Carpentier est décédé en août. Le festival lui rend hommage, ici à l’entrée de l’Enfer, au Thabor. @Quentin Danjou

 

Marc de Blanchard ouvre la scène du jour par un DJ set aérien, cosmique, dans la continuité de l’esprit de la veille. Il retrace l’histoire de la conquête avec les mots et les sons de là-bas. Dans une ambiance atmosphérique, les Rennais se sont donnés rendez-vous dans l’ilot de verdure que représente l’enfer du Thabor. Les dernières notes du DJ sont en fait des mots : « merci, au revoir et à bientôt ».

 

Marc de Blanchard prépare son prochain morceau. @Quentin Danjou

 

Saro se retrouve sur scène, une nouvelle fois pour le festival. Il fait lever le public qui remplit maintenant l’Enfer. Après deux morceaux de présentation qui ont conquis le public, il enseigne son art : « pas tout pist tout », que le public répète. Puis, enchainant Hip hop, Électro, Slam, il fait danser la foule. Le public en redemande, le bis est parfaitement exécuté. En comparaison à la soirée Ring, ce set est plus long et le public plus motivé. Mais, Saro est toujours aussi humble face à son talent.

 

Saro envoute le public de I’m From Rennes, nombreux en ce samedi soir. @Quentin Danjou

 

Pas besoin d’entrer dans l’Enfer pour profiter du concert, le public se positionne sur les hauteurs du parc. @Quentin Danjou

 

Le splendide cadre de verdure du Thabor. @Quentin Danjou

 

Les fous furieux de Totorro enchaînent, avec leur rock garage qui les a faits connaître. Si leur musique fait l’unanimité dans le public, dans cet écrin encore un peu plus sublime quand la lumière se dépose sur scène, on peut leur reprocher une similitude entre certains morceaux. Quand les quatre garçons chantent en cœur quelques mots, l’alchimie est totale. Les 40 minutes de set en ont aussi laisser certains sur leur réserve.

 

Totorro. @Quentin Danjou

 

@Quentin Danjou

 

@Quentin Danjou

 

@Quentin Danjou

 

En guise de conclusion de ce samedi bien festif, les lunaires Strup et leur électro psycadélique. Dans des combinaisons de chimistes spationautes, ces hommes aux allures de savants fous retournent l’Enfer. Ce dernier porte bien son nom, éclairé par des lumières rouges, tel un géant brasier.

 

Le batteur de Strup, souriant. @Quentin Danjou

 

Les artistes sont en totale communication avec le public. Les regards sont complices. Le concert se terminera par un slam de trois des six musiciens. @Quentin Danjou

 

Le chanteur de Strup, sans combinaison ! @Quentin Danjou

 

Les lampes sont restées allumées encore longtemps après la fin du dernier concert. @Quentin Danjou

Les copains Thabor

 

Pour la clôture du festival, I’m From Rennes propose une journée plus calme, toujours au Thabor. Le lieu est partagé par un rassemblement d’orchestres, ce qui a pour conséquence de ramener un public nombreux. Ces harmonies prennent possession des lieux principaux du parc, mais les organisateurs ont positionné les artistes du jour dans quelques lieux discrets, tout aussi agréables. La promenade du dimanche devient rapidement musicale. Découverte d’artistes, qui ont joué plusieurs fois dans l’après-midi leurs compositions, sieste mélodique sur les pelouses sont au programme.

David Monceau, alias Olyphant a installé son pad, sa guitare et ses enceintes près de la chute d’eau. Son électro minimale, dans cette atmosphère fluviale, progresse au fur et à mesure des ondes. Calmes au début, explosives à la chute, ses compostions guident les spectateurs vers un univers nouveau, imaginaire, mais ravissant.

 

Olyphant, près de la cascade du Thabor. @Quentin Danjou

 

Tout autre son de cloche de la part de Marc de Blanchard. L’astronaute de la veille a laissé place à un fantasque animateur de jardin d’enfant. Le DJ a pris place dans l’espace jeu du parc. Des dizaines d’enfants tournent sur les manèges et autres attractions, tandis que des rythmes d’Amérique du Sud parcourent l’espace. Sous son costume de scène, un costard rose aux épaulières fleuries, il accompagne parfaitement les déambulations infantiles.

 

Marc de Blanchard fait découvrir un répertoire surprenant à la jeunesse rennaise. @Quentin Danjou

 

La promenade continue et fait une nouvelle étape sous le cèdre centenaire. Bâton bleu est en plein concert. Un homme chante, tape du pied, tandis qu’une femme use de son banjo ou de sa guitare. Ce duo à la fois folk, country est très énergique. Il surprend les spectateurs assis sur la pelouse. Inimitables, ils chantent dans toutes sortes de langues. Ce moment presque irréaliste, étrange diront certains, est mené par des artistes hors paires. Deux superbes voix s’allient et se complètent, l’instrument étant comme secondaire.

 

Bâton Bleu, surprenant duo rennais. @Quentin Danjou

 

Les derniers artistes se cachent dans la Roseraie. Elle&Me est un duo, homme femme, avec pour idée d’adapter des chansons en anglais, en français. Une belle complicité se lit sur le visage des deux interprètes. Sans sonorisation (sauf pour la guitare électrique qui accompagne), leurs voix résonnent et attirent en demi-cercle plus d’une centaine d’attentives personnes. Jeunes et moins jeunes essayent de trouver les titres des chansons originales. Ce moment simple mais beau se termine par une reprise d’une chanson française, en anglais. Étienne Daho est ainsi mis à l’honneur dans un doux « Week-end in Rennes », la chanson originale étant Week-end à Rome.

 

Concert en petit comité de Elle&Me. @Quentin Danjou

 

Par la suite, le Bal Pirate et Les Burnes mettront un terme à cette sixième édition de I’m From Rennes. La promesse de défrichage de talents est tenue. Les multiples évènements, uniques, dans des lieux insolites, auront déplacé 18 500 personnes sur 12 jours. Si les annulations d’une journée (un Samedi sur le Mail) et la représentation de Fratras sont frustrantes, le bilan est positif pour les organisateurs.

 

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