Les « Trans-culturelles »

Le festival rennais des Transmusicales prend le contrôle de la capitale bretonne du 6 au 10 décembre. Alors que les jours se rafraichissent, la musique réchauffera  la ville pendant le festival. C’est aussi une occasion pour des publics spécifiques de découvrir l’organisation ou d’assister  à un évènement exceptionnel. On appelle cela « l’action culturelle », une autre manière de vivre les Transmusicales.

 

Le visuel des 39ème Transmusicales de Rennes, par l’artiste rennais War.

 

Le droit à la culture est le crédo des professionnels chargés de l’action culturelle au sein de l’ATM, l’association des Transmusicales. Chaque année, ils organisent pendant les mois qui précèdent l’évènement, des concerts, des rencontres et des conférences. Tout pour permettre aux publics éloignés de la culture d’y avoir accès.

Un projet à « double sens »

Pour Marine Molard, responsable de l’action culturelle au sein de l’ATM, « C’est créer une rencontre entre les artistes et un public qui souvent n’a pas accès à ces évènements. Le festival s’appelle les rencontres des Transmusicales et le mot rencontre est un pilier de l’association ». L’investissement est donc important, quatre personnes et un service civique travaillent à plein temps sur l’action culturelle. Pendant le festival, d’autres embauches sont nécessaires et montrent l’ampleur du dispositif.

Parcours, Explorations Live!, Kaléidoscope …

L’action culturelle est née  en 2002 avec les premiers « Parcours Trans ». Ils permettent à plusieurs groupes de jeunes d’avoir un accès professionnel au festival. Ils vont pouvoir le vivre au même titre que des journalistes. « Les publics visés par l’action culturelle ont souvent un accès limité au festival. Il y a plusieurs raisons à cela : l’éloignement géographique, le problème du prix des places ou encore les horaires tardifs des concerts pour les publics jeunes » précise Marine Molard. Pour pallier à ces problèmes, des évènements sont créés hors du festival, apportant ainsi aux Transmusicales un public varié.

Un exemple parmi tant d’autres.

Les programmes  « Parcours »  ne constituent qu’une partie de l’action culturelle. Écoles, collèges et lycées sont invités à participer aux projets conduits par l’ATM. Les élèves de ces institutions ainsi que des écoles de musique sont invités à l’Ubu (la salle de concert de l’ATM à Rennes) pour des formations au son, découvrir le fonctionnement d’une salle de spectacle, assister à un concert ou encore pratiquer la musique.

Les Trans en prison.
Dernier témoignage de cette volonté d’ouvrir la culture à tous les publics, les Transmusicales ont proposé en 1990 un premier concert au centre pénitentiaire pour hommes (CPH) de Vezin-le-Coquet. Expérience renouvelée, l’année dernière, avec le groupe BCUC. Cette année, le groupe Tank & The Bangas sera chargé d’apporter de l’animation dans ce lieu particulier. Les détenus bénéficient d’ateliers préparatoires au concert, avec des sessions d’initiation à la musique ou encore une conférence sur la musique de la Nouvelle-Orléans. Une manière de s’évader du quotidien en pratiquant la musique, naturel échappatoire.

 

Le groupe BCUC a joué à la prison de Rennes l’année dernière. @Yves Bertrand

 

Report Ouest sera présent à la 39ème édition des Transmusicales. Au programme, mise en lumière des découvertes musicales, interviews et compte-rendu des soirées au parc expo de Rennes.

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