Les Transmusicales Jour#2 : un voyage sonore

Deuxième jour des Transmusicales de Rennes. Japon, Turquie, Angleterre ou encore Bahreïn, ont posé leurs valises au parc expo. Instruments traditionnels, groove et musiques électroniques ont rythmé la nuit. Retour sur les concerts qui ont marqué la soirée de vendredi pour cette 39ème édition.

 

Numéro 1 : Altin Gün, coup de cœur de la soirée

Hall 3, 22h55, six jeunes musiciens arrivent sur scène. Alors que l’on pouvait s’attendre à un concert de musique traditionnelle, un rock psychédélique retenti dans la salle.  La recette du groupe : reprendre les codes du rock anatolien, subtile mélange entre rock occidental et sonorités turques.

 

@Quentin Danjou

 

Altin Gün (« âge d’or ») fait l’unanimité, avec un groove déconcertant. A l’image du Saz, un instrument truc traditionnel à l’apparence d’une guitare qui a fait vibrer le public, avec des sonorités peu communes. Au rock turque des années 70 qu’ils font revivre, s’ajoute des sons électroniques. Le groupe sortira son premier album au printemps 2018.

 

Leur interview bientôt disponible sur Report Ouest !

 

Numéro 2 : House Gospel Choir, une énergie communicative

Hall 9, 00h25, une chorale, quatre musiciens et un DJ. Comme une impression d’écouter une compilation de house des années 80. Mais ne nous y trompons pas, les chanteurs sont bien réels, les musiciens aussi.  Les 24 membres du chœur de ce gospel ont repris des titres comme « Show me love »  de Robin S ou encore « Deep inside » de Hardrive. De quoi faire danser et chanter un public survolté. Ici, l’énergie et la musique se partagent au gré des « everybody » scandé par la chanteuse soprano SheZar.

 

@Quentin Danjou

 

Numéro 3 : Saro, hyperactif musicien

Hall 9, 1h25, un homme, un looper. Le rennais et champion du monde de beatbox, déjà vu à I’m From Rennes, s’est encore amélioré. Il s’illustre, seul à l’espace DJ de l’imposante scène. Pourtant, il remplit la scène, oscillant entre hip-hop, rap, électro et même dubstep, et le mariage se tient. Humble, l’artiste communique avec une foule nombreuse, engagée à le suivre.

 

@Quentin Danjou

 

Petite déception pour Feder

Le DJ azurien assure son show visuellement, à base de feu, de fumée et de confettis … Mais musicalement, on reste un peu frustrés. Deux chanteurs ouvrent son set, lui est derrière une pyramide de led attendue. Mais, pas (ou peu) de ré-interprétation de ses tableaux habituels. Trop simple pour la création de cette année ? Les souvenirs frais de Yuksek ou Superpoze paraissaient bien supérieurs les années précédentes.

 

Le show visuel de Feeder. @Quentin Danjou

 

Bonus : Tample

Le quatuor originaire de Bordeaux faisait sa première à l’Étage, dans l’après-midi. Leur électro pop ouvre la scène, et comment ! Des percussions, de belles nappes de synthé, une voix claire… La recette simple pour une musique efficace.

 

@Quentin Danjou

 

On aura aussi apprécié les performances d’Oki Dub Ainu Band, un groupe de musique japonaise à la sauce électro. Tout comme les sets de Sabrina & Samantha à la Greenroom (la salle électro des Transmusicales) et de Théo Muller, qui on fait vibrer le flow des festivaliers.

 

Beaucoup d’instruments traditionnels en ce vendredi soir. @Quentin Danjou

 

Co-écrit avec Auriane Duroch.

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