Feder : « Je fais les Trans pour me tester »

Alors que la 39e édition des Transmusicales présentait une programmation éclectique venue des quatre coins du monde, vendredi soir, Feder artiste électro déjà reconnu était également de la partie. A tout juste 30 ans, il est l’auteur de plusieurs tubes comme “Goodbye” ou encore “Lordly”.

 

@Auriane Duroch

 

23H. A quelques heures de son entrée en scène, Feder, de son vrai nom Hadrien Federiconi, a accepté de nous rencontrer. Le sourire aux lèvres et une canette de bière à ses côtés l’artiste semble détendu et confiant.

 

Le festival des Transmusicales de Rennes est un tremplin pour beaucoup d’artistes, vous êtes déjà reconnu et avez participé à des festivals tels que Tomorrowland ou encore les Vieilles Charrues, cet été. Pourquoi participer aux Trans’ ?

 

Ce soir, je vais tester un nouveau live. C’est une super expérience pour moi et je pense qu’il ne faut jamais se croire trop haut et faire un nouveau live, c’est pas parce que je passe à la radio que je plais à tout le monde. Il faut se tester un peu, et moi je suis là pour ça.  Si c’était un DJ set cela n’aurait pas été dans l’optique des trans. Mais avec un live, je me suis dit “go, on y va, on se test”.

 

As-tu peur de l’accueil du public des trans qui est très hétérogène ?

 

Non, j’adore la chaleur de Rennes. J’avais fais un premier Flash Deep ici et c’était un super souvenir.  C’est vrai que je vais m’adresser à un public particulier qui n’est pas forcément venu  pour voir de l’électro mais aussi de la musique ethnique. Mais, j’ai justement envie de leur en mettre plein la vue et de les étonner. J’aime être en difficulté et ne pas être dans le confort. Je trouve que c’est dommage de cantonner un artiste à un seul style. Peu de mes musiques se ressemblent. Lorsque j’ai sorti “Goodbye” beaucoup m’ont dit qu’ils préféraient “Lordy”, avant de changer d’avis. Le public s’habitue très vite au ton que l’on veut donner à notre musique. Ça évolue constamment.

 

Qu’as-tu prévu pour le show de ce soir ?

 

Ce soir, je ferai un  tout nouveau live autour de l’électro. Il y aura deux ordinateurs qui vont tourner, un moug, un synthé et des samplers. Je veux mélanger l’accoustique et l’électronique. Mais surtout, on a prévu un énorme show visuel avec lumières, projecteurs et fumigènes.

 

Qu’est ce qui est le plus stressant : réaliser un Dj-set à Tomorrowland ou présenter un nouveau live sur la scène des Trans’ ?

 

Je dirai jouer au Trans’. Mais c’est ce que je préfère faire. Là je vais sur un secteur qui est moin mon ADN, ma tête pense à des milliards de choses. Le live c’est beaucoup de pression. Mais c’est un bon stress qui fait avancer. Avant de monter sur scène, je vais ressentir de l’adrénaline et du stress mais une fois que je serai face à la foule ce sera une fierté immense.

 

Quels sont tes projets ? Es-tu toujours opposé à sortir un album ?

 

Alors je compte réaliser d’autres EP ou singles et il y a aussi ma tournée pour 2018. L’album j’y crois pas trop. On évolue avec le temps.  Aujourd’hui, on dirait que c’est une obligation, une finalité dans la carrière d’un artiste. Je n’aime pas les normes et les codes tout fait. Je ne veux pas me sentir obligé de faire un format qui n’est pas ce que j’écoute.

Dans un album, c’est rare d’écouter toutes les musiques, moi j’écoute que celles que j’apprécie le plus. Peut être qu’un jour, un format entre l’EP et le single verra le jour.

 

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