« Now&Here », le nouvel album charmeur de Santa Cruz.

 

Pour fêter la sortie de leur sixième album, le groupe rennais Santa Cruz se produisait au 1988 Live Club, vendredi 2 mars. Devant un public d’amis et de connaisseurs, les cinq musiciens ont introduit leur nouveau projet avec talent.

 

Au fond, Jacques Auvergne et sa basse. Il est l’aîné de Santa Cruz. @Quentin Danjou

 

Voilà trois ans que Santa Cruz n’avait pas sorti d’album. On les avait quittés sur les airs de « MicrOrgan », un disque qui reprend les bases acoustiques qui ont fait connaître le groupe, il y a 15 ans. Les cinq copains se sont bien entourés pour ce nouvel opus, « Now&Here » : Ian Caple pour l’enregistrement et le mixage (qui officie notamment avec Tindersicks) et Joseph Racaille (collaborateur d’Alain Bashung) pour les arrangements des cordes, très présentes sur ce sixième album, sorti le 2 février. Une production soignée qui a réuni de nombreuses personnes, ce vendredi soir, à Rennes.

 

Un public acquis d’avance

 

Rapidement, le groupe parvient à créer une intimité chaleureuse et réconfortante avec son public. La simplicité est maître mot. Quand les premières notes de « Radio Talking » sonnent à la basse, de soudain « à poil ! » se font entendre dans la salle. Sur ce titre, issu de leur dernier album et clippé par le photographe réalisateur rennais Richard Dumas, le charme opère. Des sourires, des regards heureux. Les spectateurs sont captivés par les touches subtiles d’orgues et les riffs frissonnants de guitare.

 

 

 

 

Vassili Caillosse, qui a rejoint le groupe plus tardivement, s’est parfaitement intégré à la formation. @Quentin Danou

 

Thomas Schaettel jongle avec maîtrise entre ses deux claviers aux sonorités organiques. @Quentin Danjou

 

Un air de famille

 

Ce vendredi, Santa Cruz a donné rendez-vous à son public, à ses amis et à sa famille. « Ce morceau, c’est pour Félix mon fils », annonce Pierre-Vital Gérard, le chanteur, à l’heure du rappel. Un sentiment de proximité s’instaure pour les non-connaisseurs, qui se trouvent comme inclus dans la famille des musiciens, pour ne former qu’un. La scène, presque de plain-pied, se trouve à hauteur d’homme. La classe d’artiste est permise, tout en gardant beaucoup d’humilité. Les conditions sont réunies pour passer une douce soirée, rythmée de quelques déhanchés incontrôlés, un peu timides ? Deux dames au premier rang se bouchent les oreilles, débordées par le son du break final. Et c’est avec le sourire que les 400 personnes présentes sortent, comblées. Ça valait le coup d’attendre trois ans.

Pierre-Vital Gérard, le chanteur de Santa Cruz. @Quentin Danjou

 

Quentin Danjou

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