Landerneau, au cœur du festival

Pour la 10ème année consécutive La Fête du Bruit s’est installée au cœur de la ville de Landerneau (Finistère) le 17, 18 et 19 août. Artistes, festivaliers, camping et scène se fondent désormais chaque année dans le centre-ville. Zoom sur ce week-end atypique.

 

C’est en 2009 que le festival urbain éclot sur les berges de la rivière de l’Elorn. 10 000 personnes sont au rendez-vous. Les Bretons connaissent bien les festivals, « l’esprit camping » explique Clémentine, une festivalière présente cette année à la Fête du Bruit. « J’habite Landerneau, c’est pratique pour moi de rentrer après les concerts. C’est un peu différent des autres festivals puisque c’est dans la ville. Le camping est sur le stade de foot et la scène dans un parc. Tous les ans Landerneau se transforme. » Les festivaliers sont aujourd’hui près de 50 000 à parcourir les rues du centre pour se rendre aux concerts. L’événement ne possède qu’une seule scène, par faute de place « mais cela permet de voir tous les concerts et de retrouver facilement du monde quand on est sur le site. »

Une organisation millimétrée

Dans le Finistère, c’est la Fête du Bruit dans Landerneau qui clôture le mois d’août et la course aux festivals, après les Vieilles Charrues de Carhaix ou encore le Bout du Monde de Crozon, les étudiants savent que le dernier concert annonce la rentrée des classes. « Cet été j’ai fait tous les festoches que je voulais faire, moi je préfère quand on est dans un champ en pleine campagne parce qu’on se déconnecte vraiment pendant trois jours, mais la FDB nous offre des supers concerts alors même si il faut s’asseoir sur du bitume, j’y vais ! » nous livre Mathis, installé sur le camping. Des artistes internationaux tels que Shaka Ponk, NTM, Macklemore, Franz Ferdinand, Marilyn Monson ou encore Patti Smith sont montés sur la scène du festival. Alors, même si l’on peut faire des reproches vis à vis de la distance entre le camping et le site, ou encore l’ambiance « trop urbaine » qui règne, question programmation il est difficile de se plaindre.

Les habitants de Landerneau commencent à être habitués et doivent se plier aux besoins du festival durant ces trois jours. La circulation est modifiée voire barrée, les forces de l’ordre sont sur place tout le week-end afin de réaliser les contrôles nécessaires. A la Fête du Bruit, les riverains peuvent profiter des concerts de leur balcon, un point positif comme négatif selon les foyers. Aux pieds des immeubles, des vigiles restent de 14h à 4h du matin pour surveiller les festivaliers. « Pipi, vomi, dodo, cri…on est là pour empêcher les festivaliers de rester dans les halls ou les escaliers. Rien de méchant, c’est long de rester là toute la nuit mais en général personne ne nous embête » explique Alan, un de ces vigiles.

Des solutions pour s’agrandir

L’équipe de la Fête du Bruit dans Landerneau ne semble pas vouloir se séparer du centre-ville, car le côté urbain fait toute la différence avec les autres événements musicaux. Le festival est accessible aux familles, aux plus jeunes comme aux plus âgés, et on ressent sur le site une forte présence des riverains qui peuvent se rendre face à la scène en quelques minutes. Même si des rumeurs quant au déplacement du festival apparaissent tous les ans, Landerneau ne devrait pas être délaissé dans l’immédiat. Cependant, pour cette 10ème édition, une nouveauté est apparue et pas des moindres : une seconde  Fête du Bruit est née à Saint Nolf, près de Vannes le 6,7 et 8 juillet. Une manière pour les organisateurs de s’agrandir et de couvrir tout l’été. De beaux projets sont donc à venir.

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