Her quitte magistralement et définitivement sa Rennes

Concert événement au Liberté, à Rennes, vendredi 5 octobre. Le groupe Her occupait la scène pour une date de prestige. Victor Solf, seul leader du groupe après le décès de Simon Carpentier en août 2017, a annoncé la fin du projet Her.

Dans une salle de spectacle, on peut rire, se plaire à écouter de belles mélodies, passer un bon moment. Mais il y a des soirées qui marquent. Ce vendredi faisait partie de ces concerts à ne pas manquer. Ces événements  uniques, que l’on garde en tête, parce que les musiciens se donnent corps et âmes sur scène. Quand ils se livrent comme jamais, parce qu’il y a des soirs qui comptent plus que d’autres.

Avec quatre musiciens, Victor Solf reprend les morceaux de Her, parfaitement adaptés au live.

C’est avant de jouer « Five Minutes » que l’on comprend le caractère exceptionnel de cette soirée. « J’ai promis à Simon de terminer l’album et la tournée. Mais il faut que je vous dise que ce soir, ce sera le dernier concert de Her à Rennes ». A suivi cette annonce de Victor Solf, co-fondateur de Her, un silence de cathédrale. « J’espère que vous respecterez ce choix », ajoute le chanteur. Tonnerre d’applaudissement. Car « Five Minutes », le morceau qui a fait connaître en France et à l’international, raisonne déjà avec un écho sans pareil. Repris par la foule, une fois, deux fois, trois fois. Une dernière version qui raisonne en puissance, guitares et cymbales à l’appui. Dix minutes au lieu de cinq pour célébrer le groupe, créé en 2015. Communion.

Le costume est vite tombé, laissant place à un simple tee-shirt blanc.

Des Transmusicales au Liberté

Cette soirée n’était pas anodine. A peine les premiers mots de « We Choose » prononcés, en ouverture du concert, une émotion sans pareil se fait sentir dans la voix de Victor Solf. Mains sur le cœur, bras levés, danse, c’est un show parfaitement mené. Une énergie impressionnante est déployée par les musiciens, motivés à l’idée de se produire dans le Zénith de Rennes, boostés à l’idée de donner leur dernière date, « à la maison ». Passés par les Trans, les bars de Rennes, l’Ubu, Her termine son histoire dans la grande salle de la ville. « Venir au Liberté, c’était un objectif pour Simon et moi », ajoute Victor Solf.

Nouvelle équipe pour la fin de tournée. Batterie, basse, guitares et clavier, un formation complémentaire.

Une grande salle, un show XXL et un public en communion. Her jouait à domicile, une dernière fois. Nombreux ont été les hommages rendus pendant la soirée. Une page se tourne pour l’ancien Popopopos, devenu Her et probablement bientôt Victor S, le nouveau projet musical. Trois titres ont été dévoilés vendredi soir. C’est « Silence » qui aura le plus marqué. À chaque fois que le mot est prononcé, le Liberté écoute, sans bruit. Par respect, par admiration. Mais le Liberté sait aussi se faire entendre, en témoignent les longues minutes d’applaudissements. Un aboutissement, après des années de travail. Une concrétisation, qu’il sera possible de voir une dernière fois au Zénith de Paris, le 2 février.

Au revoir, Her.

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